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Joyeux Noël 2016 !

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Joyeux Noël 2016 !
Merci, chers lecteurs de nous avoir suivi pendant toute cette période de l'Avent 2016.
Rendez-vous l'année prochaine pour un nouveau cycle de partage...
Joyeux Noël!
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Cantique de Siméon (Clément Marot)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

 

Cantique de Siméon    (paraphrase de Luc 2,29-32)

 

Or laisse, Créateur,

En paix Ton serviteur

En suivant Ta promesse:

Puisque mes yeux ont eu

Ce crédit d'avoir vu

De Ton salut l'adresse.

 

Salut mis au devant

De Ton peuple vivant,

Pour l'ouïr et le croire:

Ressource des petits

Lumière des Gentils

Et d'Israël la gloire.

 

Clément MAROT  (1551)

 

Cantique de Syméon , Aert de Gelder (1645–1727) Huile sur toile, 107,5 x 94,5 cm  (photo : Wikimedia)

Cantique de Syméon , Aert de Gelder (1645–1727)

Publié dans Beaux textes

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Les jeux de l'Avent 2016 : résultats et solutions

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Bravo à tous les participant(e)s  enthousiastes de nos jeux. Comme promis, voici les résultats et le solutions.

 

"Au pied de notre sapin, il se tient..." http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2016/11/au-pied-de-notre-sapin-il-se-tient.html      74 mots originaux ou classiques ! Bravo en particulier à Danie, Marie-Paule et Marino qui emporte la première place avec 34 mots!

 

1er rébus de l'Avent 2016 http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2016/12/rebus-de-l-avent-2016.html   La phrase à trouver était : Durant l'hiver austère, un frais rameau jaillit  (Dur –an- lit-ver O-stère 1 f''-ré rame-eau j'-aïe-i )

 

2ème rébus de l'Avent 2016 http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2016/12/2eme-rebus-de-l-avent-2016.html La citation à trouver était  :   “Celui qui n’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre.”(Seul -huis- chi -nappe- âne- o- aile- dent- leu- coeur -noeud- leu- trou -voeu -rage- a -mets -o -pie -haie -daim-n'- are- brrrr!)

 

 

Publié dans Jeux

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Notre conte de l'Avent 2016 : On a tué Gaspard ! (suite et fin)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

C'est l'heure de notre conte de l'Avent 2016. Jour après jour, nous vous avons rapporté ici un nouvel épisode de notre conte. En voici la fin...

Pour retrouver les premiers épisodes : http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2016/11/notre-conte-de-l-avent-2016-on-a-tue-gaspard.html

 

 

 

 

« Notre bonne ville dont le nom importe peu devient folle ! Si le curieux voyageur, ni jeune ni vieux, ni brun ni blond, ni grand ni petit revient, il lui arrivera malheur sans aucun procès ! Que pourrais-je bien faire ? Il me reste bien la troisième fiole, la dernière et la plus précieuse, celle en diamant mais quel vœu serait utile alors que personne ne croit en mes trois petits conseillers ? » Gaspard décida d’attendre le lendemain pour aviser.

La veille de Noël arriva donc et toute la population se réunit dans la grande salle au fond de l’auberge de Marie, prête à accueillir la presse. Tout était prêt : la tribune, les chaises, les dossiers présentant « la chute de Gaspard », le vin chaud et les petits gâteaux. Hérode qui devait faire la présentation n’était toujours pas arrivé et l’on commençait à se demander qui prendrait la parole à sa place s’il tardait trop, mais les journalistes ne venaient pas non plus ! La déception gagnait les habitants et les conversations hostiles reprenaient peu à peu ici et là.

Enfin on entendit retentir les clochettes à l’entrée de l’auberge : kling, kling, kling… Hérode ? Les journalistes ?

Un silence glacial se fit. C’était… le curieux voyageur, ni jeune ni vieux, ni brun ni blond, ni grand ni petit avec sa besace gonflée pesant lourdement sur son épaule! Quelle audace ! Quelle indécence ! Personne ne trouvait de mot. Et Hérode qui était toujours absent !

Gaspard ressentit un grand froid et craignant le pire, se décida à ouvrir sa cassette et prit son dernier petit flacon de diamant si précieux et l’ouvrit, sacrifiant sa dernière possibilité de vœu : « Je souhaite, oh oui je souhaite comme la chose la plus précieuse au monde que la paix de Noël règne ici ! »

Le parfum se répandit dans toute la salle, un parfum encore plus exceptionnel que les deux précédents, apportant, à l’image du diamant, la pureté, l’unité, la réconciliation et l’amour. Un vrai parfum de Noël ! Tous se calmèrent.

Le curieux voyageur, ni jeune ni vieux, ni brun ni blond, ni grand ni petit s’avança vers la tribune et regarda la salle avec son sourire ni large ni étroit, ni gai ni triste. « Bonjour mes amis ! J’ai passé quelques jours bien agréables dans votre bonne ville dont le nom importe peu et je voulais vous en remercier. » Il se pencha et ouvrit sa besace. Un petit mouvement fit onduler les têtes dans l’assistance. Il sortit une liasse de journaux qu’il distribua. « Voici :je suis journaliste et je suis venu faire un reportage sur le spectacle de la crèche vivante sans qu’aucun de vous ne soit au courant pour préserver votre spontanéité. Certains m’ont d’ailleurs aperçu alors que je prenais des photos ... »

Les habitants regardèrent la une du journal : toute la première page était consacrée à la crèche avec une superbe photo de Gaspard rayonnant derrière les ors de sa vitrine et un grand titre « On a tué Gaspard ! ». Les effluves de diamant faisant leur effet, il y eut des petits cris d’admiration .

« Mes amis, j’ai été si ému de voir votre peine et votre courage devant le saccage de la statue du mage que j’ai contacté un ami, propriétaire d’un atelier de restauration qui a travaillé avec son équipe jour et nuit pour restaurer le roi Gaspard. »

Un grand « Ohhhh ! » de reconnaissance emplissait la salle juste au moment où Hérode entrait, tout essoufflé : « ah, ah ! Je confirme ! Je viens juste de recevoir enfin les réponses que j’attendais : notre voyageur ici présent est non seulement un journaliste mais le bienfaiteur de notre commune et je propose que nous citions son nom et celui de l’atelier devant le groupe de la Nativité ! » Un immense hourra emplit la salle joyeuse.

Joyeuse, enfin presque, car l’on entendit alors sur le côté trois petits pleurs.

C’étaient Angèle, Angelina et Angelo qui sanglotaient à chaudes larmes. Toute l’assemblée se tourna vers eux et leurs parents s’inquiétèrent de ce désespoir soudain. Il fallut attendre un bon bout de temps avant qu’ils se calment, aidés par Gaspard et son flacon de diamant.

« Nous, nous , nous avons si honte ! Nous avons causé un malheur et aurions pu être responsables d’un plus grand malheur encore ! »

« Allons, allons, parlez ! Vous savez combien nous vous aimons tous ! »

« C’est, c’est, c’est nous qui avons fait tomber la statue de Gaspard. Nous sommes venus un soir avec nos ailes dans la chapelle de la Nativité et pour nous amuser, nous avons dansé notre ronde pleine de cabrioles et de battements de bras… et nous avons accroché la statue qui est tombée mais elle était trop lourde et nous n’avions pas la force de la relever... »

« Pourquoi ne pas l’avoir dit, petits sots ? »

« Nous avions si honte, si honte... » et les larmes revinrent.

Euphorisés par le parfum, les adultes les entourèrent : « Votre peine vous servira de leçon. C’est Noël, réjouissons-nous tous de commencer une vie nouvelle et pleine d’espoir ! »

Tous allèrent trinquer joyeusement et Gaspard regarda dans sa cassette ses trois bijoux vidés de leurs essences précieuses : « Merci mes amis Gnam’, Gnim’ et Gnum’ ! L’esprit de Noël est revenu! »

Fin

 

 

 

 

Publié dans L'heure du conte

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"Quelle est cette odeur agréable..."

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

"Quelle est cette odeur agréable.." est un chant de Noël traditionnel français écrit au 17ème siècle. La musique a été composée en 1728 par John Gay pour son "Opéra du Gueux" (Beggars Opera). En voici le texte et l'interprétation vocale par le Quire Cleveland.

QUELLE EST CETTE ODEUR AGREABLE

1. Quelle est cette odeur agréable,

bergers, qui ravit tous nos sens?

S'exhale-t-il rien de semblable

au milieu des fleurs du printemps?

Quelle est cette odeur agréable

bergers, qui ravit tous nos sens?

2. Mais quelle éclatante lumière

Dans la nuit vient frapper nos yeux

L'astre de jour, dans sa carrière,

Fut-il jamais si radieux!

Mais quelle éclatante lumière

Dans la nuit vient frapper nos yeux

 

3. Voici beaucoup d'autres merveilles!

Grand Dieu! qu'entends-je dans les airs?

Quelles voix! Jamais nos oreilles

N'ont entendu pareils concerts.

Voici beaucoup d'autres merveilles!

Grand Dieu! qu'entends-je dans les airs?

 

4. Ne craignez rien, peuple fidèle

Écoutez l'Ange du Seigneur;

Il vous annonce une merveille

Qui va vous combler de bonheur.

Ne craignez rein, peuple fidèle

Écoutez l'Ange du Seigneur.

 

5. A Bethléem, dans une crêche

Il vient de vous naitre un Sauveur

allons, que rien ne vous empêche

D'adorer votre redémpteur

A Bethléem, dans une crêche,

Il vient de vous naître un Sauveur.

 

6. Dieu tout puissant, gloire éternelle

vous soit rendue jusqu'aux cieux.

Que la paix soit universelle

que la grâce abonde en tous lieux.

Dieu tout puissant, gloire éternelle

vous soit rendue jusqu'aux cieux

 

Quelle est cette odeur agréable, arr. Ross W. Duffin chanté par le Quire Cleveland, dirigé par Ross W. Duffin, à la Trinity Cathedral.

https://youtu.be/u3wTNb-ESes

Publié dans Chants de Noël

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Taboulé sucré des îles

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Nous avons imaginé cette recette à la fois festive et légère comme alternative aux desserts un peu lourds de cette période. Facile à réaliser , elle a l'avantage de se préparer la veille.

Pour 6 personnes

Préparation : 20 mn.

Repos : plusieurs heures (à préparer la veille)

 

Ingrédients

200 g. de semoule

½ cs de miel

1 mangue

3 belles tranches d’ananas frais

1 orange non traitée

2 citrons non traités

½ pamplemousse

2 mandarines non traitées

50 g. de raisins secs

2 cm. de racine de gingembre

1 bâton de cannelle

1 étoile de badiane

½ gousse de vanille

10 cl. de rhum (vieux)

 

Préparation

A préparer la veille.

 

Passer à l’eau rapidement les raisins et les égoutter.

 

Laver soigneusement l’orange, les citrons et les mandarines.

Prélever l’équivalent d’une cuiller à café de zeste de chacun des fruits.

Presser les agrumes (orange, citrons mandarines et pamplemousse) ; ajouter au jus les zestes, le miel et le rhum vieux.

Verser le mélange sur la semoule et bien mélanger à la fourchette pour séparer les graines.

 

Fendre la gousse de vanille en deux et l’ajouter avec les autres épices et les raisins essorés ; mélanger à nouveau.

Couper la mangue et l’ananas en gros cubes, détailler le gingembre en lamelles et les ajouter à l’ensemble.

 

Recouvrir le saladier d’un film alimentaire et laisser gonfler au réfrigérateur pendant la nuit.

 

Le lendemain découvrir le saladier,ôter la gousse de vanille, le bâton de cannelle et l’étoile de badiane et remuer de nouveau le taboulé avec une fourchette.

Goûter et ajuster selon le résultat en ajoutant du jus de citron si le mélange est trop sec ou du miel s’il n’est pas assez sucré.

Servir frais.

 

Publié dans Recettes de l'Avent

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2ème rébus de l'Avent 2016 : indice

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Nous vous avions prévenus :  le 2ème rébus de l'Avent 2016  (http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2016/12/2eme-rebus-de-l-avent-2016.html ) est plus ardu que le premier. Danie a trouvé toute la fin de la phrase (voir commentaire de l'article ) mais....il manque l'essentiel. Alors, voici un indice qui débloquera peut-être vos réflexions en attendant toutes les solutions le 24 décembre !

La première icône signifie : "seul"

 

A suivre!

 

 

Publié dans Jeux

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Prière des fleurs de Noël

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Une fleur pour toi,

comme un sourire à te donner.

Une fleur pour moi,

comme une parole échangée.

Une fleur pour nous,

comme une joie à partager.

Une fleur pour Dieu,

comme un désir à faire grandir.

Une fleur pour Dieu,

comme une rencontre à venir.

 

 

Source :

http://www.cadeaux-de-dieu.fr/wp-content/uploads/2016/06/signet-des-fleurs-de-noel.pdf

 

Publié dans Beaux textes

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Les crayons de couleur (Bernard Reymond)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Babolette, comme on l’appelait, aurait bien aimé dérider l’oncle Adalbert, le faire sourire au moins une fois dans l’année, le tirer de son éternelle tristesse. C’est que l’oncle Adalbert était triste, toujours triste, toujours à se plaindre des difficultés de l’existence. À peine cherchait-on à le distraire de ses sombres pensées que déjà il vous rabrouait d’une remarque désagréable. Quand Babolette se trouvait dans ses parages, il s’ingéniait même à lui montrer des images toujours ternes, avec des ciels d’orage et de pluie, et des personnages aux allures chagrines. Comment, se disait Babolette, comment faire pour que l’oncle Adalbert soit un peu plus aimable et se mette enfin à nous sourire ? C’était désespérant.

Vint le jour de Noël. Adalbert, comme à son habitude, répondit en bougonnant à l’invitation que lui adressa Gertrude, la maman de Babolette, à participer à la famille rassemblée autour du sapin. Comme Gertrude insistait, Adalbert consentit à s’y joindre, mais en précisant qu’il se tiendrait un peu à l’écart et que la prétendue « joie de Noël » ne le dissuaderait pas de penser que tout allait de mal en pis.

On alluma le sapin, on entonna un chant de Noël, les enfants récitèrent leur poésie avant le moment tant attendu : celui d’ouvrir les cadeaux déposés au pied du sapin. Celui de Babolette était une très grande boite avec autant de crayons de couleur que l’œil est capable de distinguer les couleurs les unes des autres. Sagement rangés les uns à côté des autres u, ils formaient une sorte d’arc-en-ciel d’arc-en-ciel, depuis les rouge profond d’un côté jusqu’aux bleu profond de l’autre, en passant par toutes les nuances d’orange, de jaune et de vert. C’était à ne pas savoir quel crayon choisir pour bien colorier un dessin.

Babolette était ravie et se demandait déjà quel usage elle allait bien pouvoir faire de tous ces crayons et de toutes ces couleurs quand, promenant son regard sur les adultes et les enfants présents autour du sapin, elle vit l’oncle Adalbert, assis un peu à l’écart, encore et toujours sinistre et bougonnant. Il lui vint alors une idée :

Oncle Adalbert, dit-elle avec un sourire, si on en profitait pour colorier une de tes images toutes grises et tristes.

Adalbert se sentit pris au dépourvu, comme s’il n’était tout à coup plus capable d’être aussi rébarbatif que d’habitude. Il commença par marmonner quelques paroles incompréhensibles, comme s’il n’arrivait pas à répéter ce qu’il avait l’habitude de dire, pour finalement esquisser un sourire, ce qu’on ne l’avait plus vu faire depuis des années, et répondre :

Eh bien, oui, pourquoi pas…

Alors laquelle puis-je colorier, demanda Babolette ?

Celle que tu voudras.

Celle avec la pluie et le bonhomme tout triste ? Ça l’aiderait à fêter Noël.

Je veux bien.

Tandis que Babolette se mettait à colorier l’image en question, chacun dans la famille en était à se dire qu’il n’avait jamais vécu un Noël pareil, avec un oncle Adalbert dont le sourire s’épanouissait au fur et à mesure que Babolette avançait dans son coloriage. Elle s’y prenait avec un savoir-faire qu’on ne lui connaissait pas. Le paysage de l’image prenait des allures ensoleillées, presque paradisiaques, avec partout des couleurs éclatantes, et le personnage morose au milieu de la scène s’en trouvait avoir un air si aimable et compréhensif qu’on aurait dit Jésus lui-même.

C’est fantastique, ce que tu sais faire ave ces crayons, lui dit Adalbert. Ça donne envie de vivre et de sourire à la vie.

Attends, rétorqua Babolette, je vais encore dessiner un arc-en-ciel.

Pourquoi un arc-en-ciel ?

Parce que c’est Noël et que l’arc-en-ciel doit relier le ciel et la terre, faire en couleurs le pont entre Dieu et nous.

Adalbert, depuis ce Noël-là, n’a plus jamais été le personnage désagréable et bougon qu’on connaissait. Il ne manquait jamais d’expliquer aux gens qu’il rencontrait que nous avons de la chance d’avoir entre Dieu et nous un arc-en-ciel qui donne des couleurs à la vie.

 

Bernard REYMOND

Evangile & Liberté Le Blog de la rédaction 23 décembre 2014

https://www.evangile-et-liberte.net/2014/12/les-crayons-de-couleur/

 

 

Publié dans L'heure du conte

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2ème rébus de l'Avent 2016

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Trop facile notre premier rébus? En voici un second bien plus ardu! Qui trouvera avant la fin de l'Avent cette citation cachée de  l'historien américain Roy Lemon Smith ? Un indice : c'est de saison... Bon courage!

 

 

Publié dans Jeux

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La venue du Christ nous fait passer à autre chose

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Jusqu'à Jean-Baptiste : la loi et les prophètes; ensuite c'est l'annonce et même l'entrée de chacun avec force dans le royaume de Dieu (Luc16, 16)
 

Le Christianisme n’est ainsi pas « une religion du livre ». Pas même une religion de l’interprétation de la Bible. C’est fini.La venue du Christ nous fait passer à autre chose, à une annonce formidable (celle du royaume de Dieu), et même à sa réalisation puissante. D’ailleurs, Jésus ne nous a pas dit : Tu aimeras la Bible de tout ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même. Cela c’était avant, cette inlassable recherche sur les paroles anciennes de la Loi et des prophètes pour en tirer un juste comportement. En Christ le Royaume vient, et il est déjà une réalité forte qui soulève la pâte de notre existence entière.

Noël est la fête du petit Jésus?La fête des cadeaux, la fête de la lumière ? Une bonne occasion de nous ouvrir à ce cadeau de Dieu en Christ qu’est le passage de de la lettre à la lumière de l’Esprit. Et donc, oui, nous lisons la Bible avec passion, mais notre vie n’est pas là, cette lecture est comme une simple préparation, un échauffement, un exercice, une ouverture. Le Christ est venu, maintenant c’est Dieu que nous aimons de tout notre être et de toute notre intelligence. C’est lui qui nous parle directement, Dieu, directement. C’est lui qui agit en nous pour nous donner un cœur qui aime un petit peu plus notre prochain et nous-mêmes, fidèlement, respectueusement. Et ce n’est alors plus seulement une éthique mais un élan de vie qui nous porte.

Même si Jésus est encore tout petit en nous, déjà, une page est tournée. L’Esprit souffle. Quand nous ouvrons notre Bible nous sommes déjà au-delà du texte, et quand nous la refermons c’est pour vivre enfin, grâce à Dieu, dans une liberté féconde.

Marc PERNOT

Éditorial de La Feuille Rose de l’Oratoire du Louvre

N° 809 15 décembre2016-15 mars 2017

 

 

Publié dans Beaux textes

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Trois anges sont venus ce soir

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Petit clin d'oeil à l'actualité de notre conte "On a tué Gaspard", voici cette mélodie que nous avons tous chanté dans notre enfance . Nous dédions cet article à notre cousine Françoise en souvenir d'une certaine fête à La Bastide, clin d'oeil familial cette fois!

 

Trois anges sont venus ce soir

M'apporter de bien belles choses

L'un d'eux avait un encensoir

L'autre avait un bouquet de roses

Et le troisième avait en mains

Une robe toute fleurie

De perles d'or et de jasmin

Comme en a Madame Marie

Noël, Noël, nous venons du ciel

T'apporter ce que tu désires

Car le Bon Dieu au fond du ciel bleu

Est chagrin lorsque tu soupires

 

 

Veux-tu le bel encensoir d'or

Ou la rose éclose en couronne

Veux-tu la robe où bien encore

Un collier où l'argent fleuronne

Veux-tu des fruits du Paradis

Ou du blé des célestes granges

Ou comme les bergers jadis

Veux-tu voir Jésus dans ses langes

Noël, Noël, retournez au ciel

Mes beaux anges à l'instant même

Dans le ciel bleu demandez à Dieu

Le bonheur pour celui que j'aime.

 

 

 

 

 

Ecouter "Trois anges sont venus ce soir " par Marie-Michèle Desrosiers https://youtu.be/a2h-czxJO8s

 

 

L'histoire de la chanson :

 

Ce beau chant de Noël dont la musique et les paroles ont été écrits par Augusta Holmès en 1884 a été interprété par de nombreux artistes, Tino Rossi , Barbara Hendricks entre autres …

 

D’origine irlandaise et de nationalité française, Augusta Mary Ann Holmès est née et décédée à Paris (1847-1903 ). Enfant elle apprend le piano et à douze ans elle maitrise le français, l'anglais, l'allemand et l'italien. Elle étudie l’harmonie et l’orchestration et à 20 ans, elle présente au public parisien ses premières compositions. Elle suit les cours de César Franck jusqu'en 1875-1876.

Après avoir décliné les demandes en mariage de Camille de Saint-Saëns elle choisit de vivre une quinzaine d’années avec le poète Catulle Mendès, dont elle aura ecrètement cinq enfants.

 

Passionnée par Wagner à qui elle rendra visite en 1870, Augusta Holmès écrit de nombreuses chansons, des poèmes et odes symphoniques, ainsi qu’un opéra, « La montagne noire ». Mais c'est le chant de Noël : « Trois anges sont venus » qui la rendra célèbre.

 

Trois anges sont venus ce soirTrois anges sont venus ce soirTrois anges sont venus ce soir

Publié dans Chants de Noël

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Un monument : le sapin de Noël de Strasbourg

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

 

Depuis 1570 se tient à Strasbourg le plus vieux marché de Noël d'Europe, baptisé alors "Christkindelsmärik" (marché de l'enfant Jésus).

Point de mire de l'événement, un sapin monumental est installé place Kléber, décoré d'ornements les plus féeriques, reprenant la tradition strasbourgeoise séculaire déjà inscrite dans un manuscrit de 1605 décrivant les sapins ornés de décorations dans les salles des corporations strasbourgeoises, au moment de l'Avent.

 

En 2016 le,Grand Sapin mesure 27 mètres et pèse 8 tonnes, l'un des plus hauts sapins naturels décorés en Europe. Agé de 70 ans, il est originaire de la forêt de Dabo en Moselle où il a été soigneusement sélectionné parmi ses congénères. Coupé fin octobre, son arrivée au petit matin en convoi exceptionnel a eu lieu le 31 octobre 2016 place Kléber. Plusieurs heures ont été nécessaires pour le mettre en place dans son socle après quelques ajustements à la tronçonneuse.

L'installation de sa décoration, renouvelée chaque année, a pris un mois : près de 200 motifs et plus de six kilomètres de guirlande!

Yôh!

 

Publié dans Traditions

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La rose de Noël : la légende

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

L'hellébore, la renonculacée vivace qui fleurit vaillamment de novembre à mars, porte aussi le nom de rose de Noël. Savez-vous pourquoi? En voici la légende...

 

 

La légende de la rose de Noël

 

On raconte que la nuit où Jésus est né, il faisait très froid dans la contrée de Bethléem . Il neigeait même. Sur les collines, une pauvre petite bergère dormait au coeur de son troupeau, bien emmitouflée contre le froid.

Soudain elle fut réveillée par une grande lueur. Le ciel était illuminé par une étoile brillante, juste au-dessus d'une étable près du village. Elle fut émerveillée, car elle n'avait jamais rien vu d'aussi beau.

 

Elle vit alors arriver de loin trois personnages extraordinaires venus de l'Orient, des rois mages à dos de chameau, richement habillés et parés de bijoux étincelants. Conduits par l'étoile, ils se rendaient à Bethléem pour voir Jésus et ils passèrent devant elle, chargés d'or, de myrrhe et d'encens. Elle en resta éblouie

 

Les anges se mirent à chanter dans le ciel des Gloria in excelsis et lorsqu'ils entendirent ces chants merveilleux, les bergers alentour se levèrent, et se rendirent à leur tour voir l’enfant nouveau-né dans la crèche, apportant avec eux leurs plus plus beaux cadeaux : qui du bon miel, qui des fruits colorés , qui des colombes vivantes.

 

Mais la petite bergère était si pauvre qu'elle n'avait rien à elle . Comprenant qu'elle n'avait aucun présent à apporter à l'enfant Jésus, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle pleura tant que ses larmes tombaient sur le sol froid, creusant de petits trous dans la neige.

 

Voyant son désespoir, un ange descendit du ciel. Il effleura de son aile le sol enneigé et dit : "Regarde ! Tu as , toi aussi, des cadeaux à offrir!" Et il repartit chanter dans le ciel.

La pauvre petite bergère se pencha, émerveillée : à ses pieds, chaque trace de ses larmes s'était transformée en de belles fleurs blanches et brillantes!

 

Elle les cueillit bien vite pour en faire un beau bouquet se rendit aussitôt à l'étable pour les offrir au nouveau-né. Lorsqu'elle entra, elle déposa humblement son bouquet au pied de la crèche, au milieu des autres cadeaux. Mais les petites fleurs blanches rayonnaient plus encore que tous les autres présents, au point que Jésus se tourna vers elles et, les effleura du doigt, donnant aux pétales une délicate nuance de rose.

 

La rose de Noël était née.

 

 

 

Publié dans L'heure du conte

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La semence germe et croît....

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

La semence germe et croît....

Publié dans Beaux textes

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La grève des sapins

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

La grève des sapins

C'est la grève des sapins

Des aiguilles des pommes de pin

Ils veulent tous être palmiers

Cerisiers ou bananiers

(Citronnier abricotier)

Devenir arbres fruitiers

(Jujubier ou grenadier)

 

Les sapins sont fatigués

A la fin de chaque année

Toutes ces guirlandes à porter

Ça leur donne le dos courbé

Les sapins sont enrhumés

De vivre près des cheminées

Sans air pur sans horizon

Enfermés dans des maisons

 

C'est la grève des sapins

Des aiguilles des pommes de pin

Ils veulent tous être palmiers

Cerisiers ou bananiers

(Citronnier abricotier)

Devenir arbres fruitiers

(Jujubier ou grenadier)

 

 

Les sapins en ont assez

De faire de l'ombre l'été

Sans être remerciés

Et l'hiver d'être coupés

Les sapins font grise mine

Et attrapent des angines

Qu'il soignent avec du parfum

A la sève de sapin!

 

C'est la grève des sapins

Des aiguilles des pommes de pin

Ils veulent tous être palmiers

Cerisiers ou bananiers

(Citronnier abricotier)

Devenir arbres fruitiers

(Jujubier ou grenadier)

 

 

Les sapins ont déclaré

Que pour la nouvelle année

Ils se mettront en congé

La forêt sera fermée

Les sapins s'en vont au vert

Les sapins quittent l'hiver

Pour aller se faire bronzer

Au chaud sous les cocotiers!

 

C'est la grève des sapins

Des aiguilles des pommes de pin

Ils veulent tous être palmiers

Cerisiers ou bananiers

(Citronnier abricotier)

Devenir arbres fruitiers

(Jujubier ou grenadier)

 

Dominique DIMEY

 

Publié dans Comptines

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Roses feuilletées aux pommes

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Pour 6 roses

Préparation : 15 mn.

Cuisson : 40 mn.

 

Ingrédients

4 petites pommes rouges

½ citron (jus)

3 cuillers à soupe de confiture

1 rouleau de pâte feuilletée (rectangulaire)

 

 

Préparation

 

Préchauffer le four à 175°

 

Laver et essuyer les pommes, les évider et les couper en deux, puis trancher chaque moitié en fines lamelles.

Les mettre à tremper dans une jatte remplie d’eau et du jus d’un demi-citron. Les lamelles doivent être entièrement recouvertes, pour éviter qu’elles ne noircissent.

Passer au four à micro-ondes pendant 3 s. afin d’assouplir les tranches de pommes et faciliter leur pliage.

 

Dérouler le rouleau de pâte feuilletée et découper 6 bandes de 3 cm. environ.

 

Dans un bol, détendre 3 cuillers à soupe de confiture avec deux cuillers à soupe d’eau.

Étaler la confiture au centre des bandes de pâte feuilletée.

 

Placer, en les « tuilant », les lamelles de pommes dans la première moitié des bandes, de sorte que leurs extrémités arrondies avec la peau dépassent nettement de la pâte.

Replier la moitié inférieure de la bande de pâte sur l’autre en emprisonnant la base des lamelles de pommes.

 

Rouler les bandes sur elles-mêmes pour créer des roses et les placer dans un moule à muffin.

 

Mettre au four et laisser cuire pendant 35 à 45 mn. en vérifiant la cuisson.

 

Sortir du four et laisser refroidir 5 mn. avant de démouler.

 

 

 

Publié dans Recettes de l'Avent

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Fleurir

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Fleurir

(...)

L’homme est comme l'herbe, elle fleurit, le soir elle sèche ; mais nous pressentons que toute notre destinée n'est pas dans la faux qui tranche et le vent qui dessèche, mais qu'elle est enfermée dans ce mot : fleurir.

Nous pressentons... Qui nous donnera la certitude ?

Ecoutez, écoutez : Il s'est élevé comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée, et Il a porté la floraison suprême de l'Esprit. Il a dispensé autour de lui les senteurs d'une vie sans souillure, il a reflété la lumière parfaite, et il a donné sa vie ; et quand les hommes ont cru que c'était fini, qu'il n'y avait plus, au creux de la terre, qu'un rameau tranché, desséché par la mort, voici que s'est épanouie, et qu'elle dure encore au milieu de nous, la fleur merveilleuse d'une éternelle présence.

(...)

méditations du Pasteur Emile GUIRAUD

Oratoire du Louvre 10 juillet 1937

Lire le texte entier : https://oratoiredulouvre.fr/anciennes-predications/paroles-d-un-vivant-in-memoriam-emile-guiraud.php#fleurir

 

Publié dans Beaux textes

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Le sapin, conte d'Andersen

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Grande soirée conte aujourd'hui avec "Le Sapin,  conte de Hans-Christian Andersen en deux versions : un charmant petit dessin animé recueilli sur Youtube et le texte original .  Deux styles très différents : à vous de choisir votre version préférée ..

 

 

Pour lire le dessin animé de SANDORIYONNE S,  cliquer sur ce lienhttps://youtu.be/iqKQomEMS7A

 

LE SAPIN

Hans Christian ANDERSEN, traduction David SOLDI

Nouveaux Contes d’Andersen, Hetzel, 1882

 

 

 

Au milieu d’une forêt, en une belle place bien aérée et éclairée par le soleil, croissait un charmant petit sapin. Tout autour de lui se trouvaient une quantité de camarades plus âgés et par conséquent plus grands que lui : des pins altiers et des chênes énormes.

Le plus ardent désir du petit sapin était d’égaler en hauteur ses voisins. Ce désir était tel qu’il ne faisait plus attention au brillant soleil et au ciel bleu ; les joyeux enfants du voisinage qui, en chantant et babillant, cueillaient des fraises et des framboises, passaient inaperçus devant lui. Souvent, quand ils avaient fait de fruits ample provision, ils venaient s’asseoir auprès du petit sapin en disant : - Comme il est joli et mignon ! Ah ! le beau petit arbre !

Ces paroles, qui auraient dû lui plaire, le remplissaient de dépit.

- Petit, disait-il, toujours petit !

 

Chaque année, au printemps, il faisait une poussée, et l’année suivante, une poussée encore. Il eût voulu en faire dix.

- Oh ! que je voudrais donc être grand, soupirait-il ; j’étendrais mes branches au loin et de ma cime je dominerais le monde ! Les oiseaux construiraient leurs nids dans mon feuillage, et, lorsque le vent souffle, je saurais m’incliner avec autant de majesté et de grâce que mes orgueilleux camarades.

Ces mauvaises pensées le rendaient insensible à tout ce qui aurait dû le charmer.

Il ne se souciait plus ni des concerts joyeux des oiseaux qui chantaient dans les feuilles, ni des beaux nuages pourprés qui matin et soir flottaient au-dessus de lui, dans l’azur des cieux.

 

L’hiver arriva et avec lui la neige blanche et étincelante. Souvent un lièvre, poursuivi par les chasseurs, franchissait d’un saut le petit sapin, et cette familiarité blessait au vif son orgueil.

Après deux hivers, il avait grandi assez pour que les lièvres fussent obligés de passer sous ses branches. Ce progrès était trop lent à son gré.

Pousser, grandir et devenir vieux, c’est ce qu’il y a au monde de plus beau, pensait l’arbre.

 

En automne vinrent des bucherons qui abattirent quelques-uns des plus grands arbres ; tous les ans ils en firent autant. Le jeune sapin ne les voyait plus qu’avec terreur ; car les grands et magnifiques arbres tombaient avec fracas sous leurs cognées. On en coupait les branches, et ils avaient alors l’air si nus et si décharnés qu’on pouvait à peine les reconnaître. Puis on les chargeait sur une voiture, et les chevaux les traînaient hors de la forêt. — Où allaient-ils ? que devenaient-ils ?

 

Au printemps, lorsque les hirondelles et les cigognes revenaient, l’arbre de leur dire :

- Ne savez-vous pas où on les a conduits, ne les auriez-vous pas rencontrés ?

Les hirondelles n’en savaient rien, mais une cigogne, réfléchissant un peu, répondit :

- Je crois le savoir ; en m’envolant de l’Égypte, j’ai rencontré plusieurs navires ornés de mâts neufs et magnifiques ; je crois que c’étaient eux : ils exhalaient une forte odeur de sapin. Comme ils étaient fiers de leur nouvelle position !

- Oh ! si j’étais assez grand pour naviguer sur la mer ! Dites-moi, comment est la mer ? À quoi ressemble-t-elle ?

- Ce serait trop long à expliquer, dit la cigogne, et elle s’envola.

- Réjouis-toi de ta jeunesse, lui disaient les rayons du soleil. Réjouis-toi de la beauté, et de ta vie pleine de sève et de fraicheur !

Et le vent caressait l’arbre, et la rosée répandait ses larmes sur lui, mais le sapin n’y prenait point intérêt.

 

Vers la Noël les bucherons coupaient souvent de jeunes arbres, qui n’étaient pas même aussi grands que notre sapin. Comme les autres ils étaient chargés sur une voiture et traînés par des chevaux hors de la forêt.

- Où vont-ils ? demanda le sapin. Il y en a qui sont plus petits que moi ; on leur a laissé toutes leurs branches. Où vont-ils ?

- Nous le savons bien, nous le savons bien, gazouillèrent les moineaux. Nous avons été dans la ville, et nous avons regardé à travers les fenêtres. Ils sont arrivés au plus haut point du bonheur et de la magnificence ; on les a plantés au milieu d’une belle chambre bien chauffée pour les orner ensuite de pain d’épices, de bonbons, de joujoux et de cent lumières.

- Et puis… demanda le sapin en frémissant de toutes ses branches ; et puis qu’est-il arrivé ?

- C’est tout ce que nous avons vu, mais c’était bien beau !

- Est-ce que moi aussi je serais destiné à une carrière aussi brillante ? pensa le sapin ; cela vaudrait encore mieux que de naviguer sur la mer. Oh ! que le temps est long ! Quand serons-nous à Noël, pour que je parte avec les autres ? Je me vois déjà dans une belle chambre bien chaude, chargé d’ornements. — Et ensuite… — Oui, ensuite il viendrait probablement quelque chose de mieux encore ; sans cela pourquoi nous parer avec tant de luxe ? Comme je suis curieux de savoir ce qui m’arriverait, je souffre d’impatience ; vraiment je suis bien malheureux !

- Réjouis-toi lui disaient le ciel et les rayons du soleil : réjouis-toi de ta jeunesse qui fleurit au sein de la nature paisible.

 

Toujours inquiet, le sapin, croissait toujours. Son feuillage devenu plus épais et d’un beau vert attirait les yeux du passant, qui ne pouvait s’empêcher de dire : « Quel bel arbre ! »

 

Noël arriva et il fut choisi le premier. La hache le frappa au cœur. Après un soupir, il tomba presque évanoui. Au lieu de penser à son bonheur, il se sentit tout affligé de quitter le lieu de sa naissance. Il savait qu’il ne reverrait plus ses anciens camarades, les petits buissons, les gracieuses fleurs, qui l’avaient entouré, peut-être pas même les oiseaux.

Son départ le rendait tout triste.

 

L’arbre ne revint à lui qu’au moment où avec plusieurs autres il fut déchargé dans une grande cour. Un homme arriva et dit en le désignant : « Celui-ci est magnifique ; c’est ce qu’il nous faut. »

Vinrent ensuite deux domestiques eu superbe livrée, qui portèrent le sapin dans le salon d’un grand seigneur ; partout des tableaux d’un grand prix, sur la cheminée des porcelaines de Chine ; les meubles étaient d’ébène et garnis de satin ; les tables couvertes d’objets d’art, de livres illustrés et de magnifiques gravures.

- Il y en a pour cent fois cent écus, disaient les enfants.

 

On planta le sapin dans une grande caisse pleine de sable ; cette caisse était recouverte et comme vêtue d’étoffes de mille couleurs.

Oh ! comme il tremblait ! que devait-il donc lui arriver ?

 

Les enfants et les domestiques se mirent à l’orner. Ils suspendirent à ses branches de petits cornets de papier doré remplis de bonbons. Ensuite ils y attachèrent des pommes et des noisettes argentées, toutes sortes de joujoux et plus de cent petites bougies rouges, bleues et blanches. Des poupées qui ressemblaient à de véritables enfants, telles que l’arbre n’en avait jamais vues, se reposaient sur ses branches, et, au sommet de sa couronne, étincelait une étoile semblable à un diamant.

Quel luxe ! quelle splendeur !

- Ce soir, s’écrièrent les enfants, comme il sera beau et brillant de lumières !

- Oh ! pensa l’arbre, je voudrais déjà être à ce soir, et que toutes les bougies fussent allumées ; mais qu’arrivera-t-il après ? Les autres arbres de la forêt viendront-ils me regarder ; les moineaux me verront-ils à travers la fenêtre ; resterai-je ici, hiver et été, toujours paré ainsi ?

Pauvre sapin, qu’il devinait mal ! Et cependant ces réflexions étaient un supplice pour lui.

 

Le soir arriva, et les bougies furent allumées. Quelle magnificence ! L’arbre tremblait si fort qu’une bougie en tombant mit le feu à l’une de ses branches :

- Aie ! aie ! s’écria-t-il en frémissant.

- Au secours, au secours ! crièrent les enfants. Les domestiques accoururent et éteignirent le feu. Dès ce moment l’arbre n’osa plus trembler ; il avait peur d’endommager sa parure ; il était tout étourdi de sa splendeur.

 

Tout à coup les portes s’ouvrirent et une joyeuse troupe d’enfants se précipita dans le salon. Derrière eux venaient les parents.

D’abord les petits restèrent muets d’admiration à la vue de l’arbre de Noël ; mais bientôt ils commencèrent à pousser des cris de joie, et se mirent à danser en rond autour de lui. Bientôt le tirage des lots commença. Chacun avait son numéro ; peu à peu l’arbre se dégarnit. À mesure qu’un numéro était appelé il perdait un de ses joyaux, qui, de ses branches, passait aux mains émues des enfants.

 

- Que font-ils ? pensa l’arbre ; que va-t-il m’arriver ? Cependant tout ce qu’il avait eu de plus précieux avait peu à peu été détaché de ses branches, les bougies aussi se consumèrent et furent éteintes l’une après l’autre. Alors les parents permirent le pillage des menus objets et des bonbons qui restaient. Les enfants ne se le firent pas dire deux fois. Ils se jetèrent sur le sapin avec tant d’impétuosité qu’il eût été renversé, si son étoile qui le fixait au plafond ne l’eût retenu. Après l’avoir complètement dépouillé de ses ornements, les jeunes pillards se remirent à danser et à jouer ; et personne ne fit plus attention à l’arbre, si ce n’est la vieille bonne, qui vint regarder si l’on n’y avait pas laissé, par hasard, une orange ou une figue dont elle pût faire son profit.

 

- Une histoire ! une histoire ! s’écrièrent les enfants, et ils attirèrent vers l’arbre un bon et gai vieillard qui s’était fait le compagnon de leurs jeux malgré son âge, et qui s’assit.

- Nous sommes là sous un arbre, dit-il. Ce pauvre sapin coupé nous représente une forêt et peut-être pourra-t-il profiter de ce que je vais vous raconter. Je ne vous dirai qu’une seule histoire. Voulez-vous celle d’Ivède-Avède, ou celle de Cloumpe-Doumpe qui roula en bas d’un escalier ; ce qui ne l’empêcha pas d’arriver plus tard à de grands honneurs, et d’épouser une princesse.

- Ivède-Avède, crièrent les uns ; Cloumpe-Doumpe, dirent les autres.

 

Et le bonhomme raconta l’histoire de Cloumpe-Doumpe qui roula en bas d’un escalier et épousa une princesse.

Les enfants applaudirent en criant : « Encore une ! encore une ! »

Ils voulaient entendre aussi celle d’Ivède-Avède ; mais ils furent obligés de se contenter de Cloumpe-Doumpe.

 

Cependant le sapin restait muet et pensif ; jamais les oiseaux de la forêt ne lui avaient raconté rien de pareil.

- Cette histoire doit être vraie, se dit-il, car celui qui l’a racontée m’a l’air d’un bien honnête homme. Qui sait si, moi aussi, je ne finirai pas par rouler en bas d’un escalier et par épouser une princesse. Demain ils vont probablement m’orner de nouveau, me couvrir de lumières, de joujoux, d’or et de fruits ; je me redresserai fièrement et j’entendrai encore une fois l’histoire de Cloumpe-Doumpe et peut-être celle d’Ivède-Avède par-dessus le marché.

Puis il s’abandonna à ses pensées, et resta toute la nuit sombre et silencieux.

 

Le lendemain matin, les domestiques entrèrent dans le salon.

- Ils vont me faire une nouvelle toilette, pensa l’arbre.

Mais il fut traîné hors de la chambre, monté dans le grenier et jeté dans un coin obscur.

- Qu’est-ce que cela signifie, se demanda-t-il ; que vais-je faire ici ?

Et il s’appuya contre le mur en réfléchissant.

 

En vérité, il avait le temps de réfléchir ; car les jours et les nuits se passèrent sans que personne entrât dans le grenier : lorsqu’on y vint un jour, c’était pour chercher quelques vieilles caisses, le sapin restait où il était ; on l’eût dit complètement oublié.

 

- Maintenant nous sommes en hiver, pensa-t-il, la terre durcie est couverte de neige, il faut qu’on attende le printemps pour me planter ; c’est pour cela sans doute qu’on m’a mis à l’abri ; les hommes sont vraiment bons, et ils savent prendre leurs précautions ; seulement, c’est dommage que ce grenier soit triste et si abandonné : pas même un petit lièvre. C’était pourtant bien gentil, lorsque dans la forêt un petit animal venait jouer sous mon ombre, ou quand des oiseaux babillards venaient se dire leurs secrets sur mes branches. Il est vrai que dans ce temps-là je m’en fâchais ; ah ! que j’avais donc tort. Ici, rien de tout cela ; je m’ennuie horriblement !

 

Pip ! pip ! firent deux petites souris qui sortaient de leur trou, accompagnées bientôt d’une troisième. Elles flairèrent le sapin et se glissèrent dans ses branches.

- Quel terrible froid, dit l’une, n’est-ce pas, mon vieux sapin ?

- Je ne suis pas vieux du tout, répondit l’arbre, il y en a de bien plus âgés que moi.

- D’où viens-tu ? que sais-tu ? as-tu vu les plus beaux pays du monde ? Connais-tu l’office, ce bon endroit où de nombreux fromages sont couchés sur des planches, où sont suspendus tant de jambons; là où l’on danse sur des paquets de chandelles, où l’on entre maigre et d’où l’on sort gras ?

- Je ne connais rien de tout cela, mais je connais la forêt où le soleil brille au milieu des arbres, et où les oiseaux chantent gaiement leur refrain.

 

Puis il raconta sa jeunesse ; et les petites souris, qui n’avaient, jamais rien entendu de semblable s’écrièrent :

- Comme tu es heureux d’avoir vu toutes ces belles choses !

- Oui, dit le sapin, dans ce temps-là, il est vrai, j’étais assez heureux.

Puis il leur raconta son aventure du soir de Noël, sans oublier la magnificence avec laquelle on l’avait orné. Les petites souris l’écoutaient avec plaisir.

- Tu sais raconter d’une manière charmante, dirent-elles.

 

Et la nuit suivante elles revinrent avec quatre de leurs compagnes pour que le sapin leur répétât son histoire.

L’arbre raconta de nouveau, et ajouta tout bas cette réflexion :

- Oui, c’était un temps bien heureux, et il peut revenir encore. Cloumpe-Doumpe roula bien en bas de l’escalier, ce qui ne l’empêcha pas d’épouser une princesse.

Et ce disant, il pensa à une petite aubépine qui poussait dans la forêt, et qui lui semblait une véritable princesse.

 

La nuit suivante, il eut un auditoire encore plus nombreux, et, le dimanche d’après, deux gros rats se joignirent aux souris pour l’écouter.

- Vous ne savez que cette histoire ? demandèrent les rats.

- Rien que celle-là, et le soir où je l’entendis pour la première fois fut le moment le plus heureux de ma vie.

- Elle n’est pourtant pas bien intéressante ; n’en sauriez-vous pas une autre qui parlât de lard et de chandelle ou qui concernât l’office ?

- Non, répondit l’arbre.

- En ce cas merci et portez-vous bien, dirent les rats, et ils s’en retournèrent chez eux.

 

Peu à peu les souris disparurent aussi et l’arbre resta seul de nouveau.

- C’était pourtant bien gentil, se dit-il, lorsque les petites souris venaient s’asseoir autour de moi pour m’entendre raconter ; maintenant cela aussi est fini ! Comme je serai content, lorsqu’on me retirera d’ici !

 

En effet il fut retiré du grenier. Un matin les domestiques arrivèrent et le descendirent dans la cour.

- Je revis enfin, pensa l’arbre, en sentant le grand air et les rayons du soleil ; et, dans sa joie, il oubliait de se regarder lui-même.

La cour aboutissait à un jardin magnifique. Les roses et le chèvrefeuille se montraient à travers le grillage, l’air était embaumé de leurs doux parfums. Sous les tilleuls les hirondelles volaient en chantant : « Quiirrevire vite ! mon mari est venu ! » Mais en chantant ainsi elles ne pensaient guère au sapin.

- Je me sens revivre, disait-il toujours, en étendant ses branches, sans s’apercevoir qu’elles étaient jaunies et desséchées, et que lui-même se trouvait dans un coin au milieu des orties.

 

Cependant il avait conservé à son sommet l’étoile dorée, qui brillait au soleil. Dans la cour jouaient quelques-uns de ces joyeux enfants, qui, dans la soirée de Noël, avaient dansé autour de l’arbre ; le plus petit courut vers lui et arracha l’étoile.

Regardez ce que j’ai trouvé sur ce vilain vieux sapin, s’écria-t-il, en marchant sur les branches qu’il faisait craquer sous ses pieds.

 

L’arbre se regarda et soupira. Ah ! qu’il se trouva laid en effet à côté des arbres et des fleurs qui vivaient, fleurissaient et verdissaient à quelques pas de lui. Il eût voulu se cacher dans le coin obscur du grenier ; il pensait à sa vivante et calme jeunesse dans la forêt, aux gloires de la Noël, et aux aimables visites des petites souris qui étaient venues entendre l’histoire de Cloumpe-Doumpe.

- Hélas ! hélas ! dit-il, j’ai été heureux, j’ai tenu le bonheur et je n’ai pas su en jouir. Tout est fini pour moi.

 

Bientôt vint un homme qui coupa le sapin en petits morceaux, en fit un fagot, le porta dans la cuisine, et le mit sous la marmite. En se sentant dévoré par le feu, il poussa, en pétillant, soupirs sur soupirs. Il se rappelait les beaux jours d’été dans la forêt, les nuits d’hiver lorsque les étoiles étincelaient au ciel ; toute sa vie passa dans sa mémoire comme un rêve. Quelques instants après l’arbre n’était plus que cendres et poussière.

 

Cependant les enfants jouaient toujours au jardin et le plus jeune avait attaché sur sa poitrine l’étoile dorée que le sapin vaniteux avait portée pendant la soirée la plus brillante de sa vie.

C’était là tout ce qui restait du pauvre arbre.

 

 

L’histoire de ce sapin est celle de beaucoup d’hommes. Heureux dans la condition modeste où ils ont vu le jour, ils méconnaissent leur bonheur. La vanité les pousse vers des contrées lointaines. Comme des arbres à qui manque le sol natal, ils vont mourir sur la terre étrangère déplorant, mais trop tard, leur sotte ambition.

 

 

Publié dans L'heure du conte

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Noël (Maurice Carême)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Noël (Maurice Carême)

Publié dans Poésies

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Rébus de l'Avent 2016

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Voici notre traditionnel rébus de l'Avent, inspiré d'un cantique de Noël. Qui trouvera en premier ce texte crypté?

 

Publié dans Jeux

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L'herbe sèche, la fleur tombe...

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

L'herbe sèche, la fleur tombe...

Publié dans Beaux textes

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Pain d'épices caramel et pommes

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

6 décembre : impossible de laisser passer la Saint-Nicolas sans déguster du pain d'épices ! Le voici traité en dessert , tout simple à faire et ... délicieux! 

 

 

Pour 4 personnes

Préparation : 20 mn.

Cuisson : 20 mn.

Ingrédients

12 fines tranches de pain d'épices

12 caramels mous

2 pommes

1 citron

Préparation

Peler les pommes et les trancher en lamelles.

Les faire cuire à feu doux dans une casserole avec le jus du citron pendant 15 mn.

 

Pendant ce temps, placer les tranches de pain d'épices sur une plaque recouverte d'une feuille de cuisson et mettre un caramel au milieu de chacune d'elles.

Les passer au four sous le grill pendant quelques minutes afin de faire fondre les caramels (surveiller).

 

Lisser le caramel fondu sur les tranches de pain d'épices avec un couteau ou une spatule.

Répartir les lamelles de pommes sur le caramel.

Superposer trois tranches garnies pour constituer quatre "croques".

 

Servir tiède

 

Publié dans Recettes de l'Avent

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Noël normand (Charles Frémine)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Coupez le gui ! Coupez le houx !

Feuillage vert, feuillage roux,

 

Mariez leurs branches ;

Perles rouges et perles blanches,

Coupez le gui ! Coupez le houx !

C’est la Noël, fleurissez vous !

 

Chassez les grives et les merles,

Chassez les mésanges au dos bleu

Du gui dont les fleurs sont des perles,

Du houx dont les fleurs sont du feu !

Courez à la forêt prochaine,

Courez à l’enclos des fermiers ;

Coupez le gui sur le grand chêne,

Coupez le gui sur les pommiers.

 

Coupez le houx le long des haies

Qui bordent le chemin des bois ;

Coupez le houx sous les futaies

Où sont nos vieux temples gaulois ?

 

… Et coupez-les par tas, par piles !

Liez en gerbes leurs rameaux,

Et qu’on en pavoise les villes,

Qu’on en pavoise les hameaux !

 

Coupez le gui ! Coupez le houx !

Feuillage vert, feuillage roux,

Mariez leurs branches !

Perles rouges et perles blanches ;

Coupez le gui ! Coupez le houx !

C’est la Noël ! Fleurissez-vous !

 

Charles FRÉMINE

(Poésies, comptines et chansons pour Noël 1900)

 

Publié dans Beaux textes

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Sonorité du silence (Olivier Abel)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Sonorité du silence (Olivier Abel)
Sonorité du silence
(...)
Considérez les lis des champs, qui ne filent et ne tissent, et qui ne travaillent pas : Salomon dans toute sa gloire n'a pas été vêtu aussi somptueusement que le moindre d'entre eux. Mais comme le remarquait Kierkegaard dans son commentaire de ce vieux texte, les lis se taisent, et c'est pourquoi, quand on les considère, comme on considère un tronc d'arbre ou un entrelacs de clématites, tous les malentendus s'apaisent. C'est justement qu'ici on cesse de comparer et d'être comparé. Auprès de l'infinie majesté d'une simple plante, chacun s'oublie. Chaque existence, incomparable, cessant de chercher à se raconter, à se justifier, à s'identifier, se trouve comme vidée du souci d'elle‑même. Sa parution au monde est tout entière occupée par l'adoration. "Il est magnifique d'être vêtu comme le lis ; il est encore plus glorieux d'être le souverain debout ; mais la gloire suprême est de n'être rien, en adorant ".
Olivier ABEL
Philosophe

Extrait de la contribution au catalogue de l’exposition «Empreintes et entrelacs», d’Isabelle BARRUOL au prieuré de Salagon du 23 avril au 25 juillet 2010 

Pour lire le texte intégral : http://olivierabel.fr/livres/empreintes-et-entrelacs-d-isabelle-barruol.php

 

 

Publié dans Beaux textes

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