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Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Pour 2014, nous avons choisi de donner à l'avent le thème des étoiles. Pour garder la tête dans les étoiles et suivre les articles chaque jour, voici, au fur et à mesure de leur publication, le calendrier de notre Avent 2014. 

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Dimanche 30 novembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

.Lundi 1er décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

.Mardi 2 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Mercredi 3 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Jeudi 4 décembre 2014.

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Vendredi 5 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Samedi 6 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

.Dimanche 7 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Lundi 8 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Mardi 9 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Mercredi 10 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel … ( Genèse 1, 14-19) http://avents-de-nicole-et-pierre.over-blog.com/2014/12/qu-il-y-ait-des-luminaires-dans-l-etendue-du-ciel.html

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Jeudi 11 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Vendredi 12 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Samedi 13 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Dimanche 14 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

Lundi 15 décembre 2014

Calendrier de l'Avent 2014 (1) : 30 novembre - 15 décembre

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Calendrier de l'Avent 2014 (2) : 16 - 24 décembre

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

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Notre conte de l'Avent 2014 : Ki N'dodo et les étoiles

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Notre conte de l'Avent 2014 : Ki N'dodo et les étoiles
*
Jour après jour, chapitre après chapitre, nous vous avons fait vivre cette année les aventures de Ki N'dodo, telles que nous les a racontées notre vieille amie, la femme sans âge du pays de n'importe où.
Etes-vous bien installés pour (re)lire ce conte ?
Le voici dans son intégralité :
*
(Dimanche 30 novembre 2014)

En été, lorsqu’il fait bien chaud, nous aimons commencer au jardin notre nuit, allongés dans les transats en regardant le ciel étoilé. Pierre y voit des étoiles filantes que Nicole manque inévitablement parce qu’elle regarde tous les coins du ciel à la fois…

Les meilleures nuits pour cette contemplation sont les nuits sans lune : les étoiles les plus lointaines se voient d’autant mieux. Or, vous le savez, nous recevons souvent la femme sans âge du pays de n’importe où, qui rend visite, les nuits sans lune, à n’importe qui pour raconter ses histoires de n’importe quoi.

Eh bien, cet été, elle est venue nous rejoindre alors que nous regardions les étoiles par une nuit sans lune et nous a ainsi interpellés : «  Eh ! Bonsoir mes bons amis ! Alors, vous aussi, vous aimez regarder les étoiles  les nuits sans lune ? » « Bonsoir, curieuse amie ! Vous aussi, vous contemplez les étoiles les nuits d’été ? » « Oh non, oh non ! Je suis bien trop occupée à parcourir le vaste monde ! Mais je connais un jeune garçon de mon pays de n’importe où qui… » «  Racontez-nous : il fait si doux ce soir ! » «  Alors, voici l’histoire de Ki N’dodo… »

(Lundi 1er décembre 2014)

Il est, au pays de n’importe où, qui est fort vaste, comme vous le devinez, une contrée qui se nomme « Kiéou ». Cette contrée se situe dans une zone où il ne pleut jamais et où le sable tout doux et les cailloux rugueux alternent sous le soleil et le ciel bleu. Au milieu de cette contrée aride jaillit une grande source qui se répand en frais ruisseaux le long desquels poussent généreusement des palmiers, des manguiers, des orangers, des cannes à sucre, du maïs, du blé, des tomates, des fèves et même de l’herbe … bref, de quoi nourrir toute une population et bien des animaux.

Cette belle région s’appelle aussi « Kiéou », tout comme ses habitants, les « Kiéou ». Les Kiéou se reconnaissent à ce que tous leurs noms commencent par « Ki », à commencer par leur chef, le sorcier « Kisétou ».

Au bout de l’oasis, sous les derniers palmiers avant le désert, se trouve la maison de Ki Vafor, le papa très en forme et sa femme Ki Doudou, la maman toute douce. Ki Vafor et Ki Doudou ont six enfants qui ont, chacun leur caractère :

- Ki Atoubon, le grand frère modèle : il sait déjà tout faire : irriguer le jardin, cultiver les légumes, récolter les fruits, nourrir le bétail, cuisiner, réparer la maison et même chasser les animaux sauvages qui rôdent dans le sable ;

- Ki Senbon, la grande sœur coquette : elle sait aussi faire beaucoup de choses au jardin et dans la maison mais elle adore aussi  se parer de très beaux bijoux qu’elle fabrique elle-même ;

- Ki Riankor, le frère toujours joyeux : il n’est pas encore aussi costaud que Ki Atoubon mais il participe à tous les travaux d’un cœur si joyeux que tous ceux qui l’entourent rient de bon cœur avec lui ;

- Ki N’Sépa, la sœur indécise : elle sait faire beaucoup de choses mais elle aime tant que tout soit parfait qu’avant de se lancer  qu’elle réfléchit, réfléchit, réfléchit et réfléchit encore et encore …

- Ki Essibel, la jolie petite sœur, vient de naître : c’est un tout petit bébé tout joli !

- il y a aussi  Ki N’dodo, notre héros, qui était le petit benjamin jusqu’à l’arrivée de Ki Ebel. Lui, il  n’a jamais sommeil ; il est pourtant très actif et très vif mais il n’a pas besoin de dormir comme ses frères et sœurs et lui suffit  de s’allonger dehors dans le sable et de regarder le ciel…

(Mardi 2 décembre 2014)

Ki N’dodo aime tant et tant regarder le ciel toujours si pur à Kiéou que parfois, il en vient à oublier qu’il y a une terre sur laquelle il vit. Le jour il plonge dans le vaste océan cobalt et le soir il se noie dans l’immensité outremer et marine entraîné loin, très loin dans l’univers noir  par le scintillement des étoiles. Les astres le fascinent. Il aimerait pouvoir les toucher ou même que toutes les étoiles viennent à lui et le recouvrent comme un dais de brocart doré.  Il serait comme un roi… et il rêve, et il rêve…

« Ki N’dodo ! tu as encore la tête dans les étoiles ! » vient lui dire tendrement Ki Doudou, sa maman. « Il faut venir manger ». Et Ki N’dodo arrive en secouant ses jolies boucles brunes tout en souhaitant pouvoir un jour « avoir la tête dans les étoiles » pour de bon.

Lorsqu’il arrive à table, toute la famille rit de lui.

Ki Atoubon, le grand frère modèle demande si ses étoiles l’aideront à entretenir le potager et à chasser les bêtes nuisibles, Ki Senbon, la grande sœur coquette lui concède que les étoiles sont très belles mais bien trop inaccessibles pour décorer la maison, Ki Riankor, le frère toujours joyeux, rit aussi de voir son petit frère si étonné, Ki N’Sépa, la sœur indécise ne sait pas si elle doit rire ou pleurer de l’embarras de Ki N’dodo. Seule Ki Essibel ne dit rien … parcequ’elle ne sait pas encore parler mais elle lance quand même un grand  « arrreuhhhhhhhhhhhh ! » qui laisse Ki N’dodo très perplexe… Pourquoi est-il aussi incompris des siens ?

Dès le repas fini, Ki N’dodo participe au nettoyage de la table et part vite retrouver son ciel.

En chemin …

(Mercredi 3 décembre 2014)

En chemin Ki N’dodo retrouve ses camarades, en vacances comme lui,  qui lui demandent s’il vient se baigner avec eux dans la rivière. Ki N’dodo hésite : il avait vraiment envie de contempler son beau ciel bleu et de se perdre, loin, loin dans l’azur. Mais il aime bien ses compagnons de jeu aussi et il fait si chaud que les jeux dans l’eau doivent être bien délicieux… et notre ami Ki N’dodo décide de suivre ses camarades.

L’eau de la rivière est très claire. Le sable doré scintille au fond de l’eau comme une nuée d’étoiles et  on  voit les poissons multicolores (oui, multicolores car au pays de Kiéou, tout est très beau) s’ébattre et danser en rondes élégantes. Ki N’dodo et ses amis aiment participer à leurs ballets en agitant leurs pieds au milieu des rondes. Les poissons sont effarouchés et sautent en tous sens, les éclaboussant pour leur plus grand amusement. Des gouttes d’eau jaillissent en tous sens, attrapant les rayons du soleil et retombent sur les enfants comme une douce pluie dorée. Et Ki N’dodo murmure : « que c’est beau … on dirait une pluie d’étoiles ! Comme j’aimerais que les étoiles du ciel viennent ainsi à moi en une pluie d’or… ».

Entendant son murmure, ses compagnons s’esclaffent bruyamment et chantonnent en dansant autour de lui : « Ki N’dodo a encore la tête dans les étoiles, Ki N’dodo a encore la tête dans les étoiles, Ki N’dodo a encore la tête dans les étoiles … ».  Ki N’dodo sourit doucement : « décidément personne ne voit comme le ciel est beau et profond, et… » Et il lève les yeux vers le ciel pour se perdre dans son azur.

Mais l’un des enfants, Ki Fémal, un garçon un peu plus âgé que les autres se penche vers lui …

(Jeudi  4  décembre 2014)

Mais l’un des enfants, Ki Fémal, un garçon un peu plus âgé que les autres se penche vers lui et lui susurre à l’oreille : « tu as raison de rêver, Ki N’dodo, une pluie d’or, c’est merveilleux et moi je sais comment tu pourrais réaliser ton rêve… ».

Ki N’dodo revient sur terre et le regarde : « vraiment, Ki Fémal, tu sais comment réaliser mon rêve de voir une pluie d’étoiles tomber sur moi ? ». « Oui, oui, répond Ki Fémal, mais c’est un secret que je ne peux te raconter ici, devant les autres. Retrouve-moi ce soir, au puits tout noir ». Et Ki Fémal s’éloigna aussitôt.

Le puits tout noir était un lieu où personne n’allait jamais car il s’y était passé des évènements mystérieux et inquiétants et les parents de  Ki N’dodo ont interdit fermement à leurs enfants de s’y rendre sous aucun prétexte. Ki N’dodo, très troublé, quitte  l’eau pailletée de la rivière et ses compagnons de jeu, se demandant s’il doit se rendre au rendez-vous de Ki Fémal. D’un côté, il a une très grande envie de savoir comment il pourrait réaliser son rêve de voir les étoiles se poser sur ses épaules, de l’autre il sait que ses parents ont toujours raison … enfin ! sauf quand ils lui reprochent d’avoir la tête dans les étoiles…

Il chemine, songeur, sur le chemin du retour, lorsque, soudain, une ombre immense le recouvre….

(Vendredi  5  décembre 2014)

Craintivement, Ki N’dodo relève la tête pour voir, non son beau ciel bleu, mais … le grand sorcier Ki Sétou, chef de la contrée de Kiéou ! Pour être un grand sorcier, Ki Sétou est un grand sorcier. D’abord, il est grand, très grand : quand Ki N’dodo est devant lui, il doit regarder si haut, si haut pour voir son visage que la tête lui tourne presque autant que lorsqu’il plonge dans le ciel étoilé. Ensuite, Ki Sétou a appris tant et tant de choses ici et à travers le vaste monde qu’il est un des plus grand savant du siècle. L’oncle Ki Valaba, le grand voyageur, le dit très souvent : jamais il n’a rencontré d’homme aussi savant que Ki Sétou. Ki Sétou a aussi de très grands pouvoirs, à nuls autres semblables : il peut, par exemple, grâce à sa puissante pensée être en plusieurs lieux à la fois pour aider ceux qui sont dans l’embarras. Ki Sétou est très grand et très savant mais il sait aussi rire et réconforter les siens.

Et justement, le grand sorcier Ki Sétou a remarqué la démarche hésitante de Ki N’dodo. Il l’interpelle jovialement : « Eh bien, mon garçon ! Tu sembles très surpris ! Ne m’as-tu pas vu venir devant toi ? Je suis pourtant assez grand pour être aperçu de loin … !  Tu sembles bien préoccupé et tu n’as pas ton beau regard d’enfant qui a la tête dans les étoiles … Raconte-moi ce qui te préoccupe tant …»

(Samedi  6  décembre 2014)

Ki N’dodo est très gêné par la question du grand Ki Sétou.

Il aimerait bien tout lui raconter : combien il rêve  qu’un jour les astres viennent à lui au point d’être recouvert par une pluie d’étoiles, comme un grand manteau de chef, à quel point il souffre que tout les monde rit de lui et de « sa tête dans les étoiles »  et comment son camarade Ki Fémal a laissé entendre qu’il pouvait réaliser son rêve.

Ki N’dodo devine que le grand Ki Sétou lui interdira, comme ses parents, de se rendre au puits noir. Alors, il se contente de lui confier  qu’il aime passionnément le ciel et les étoiles et qu’il aimerait un jour ne vivre que pour elles.

Mais Ki Sétou connaissait déjà son histoire et lance son grand rire jovial qui rend le sourire et la joie à tout être vivant : « allons, allons, mon garçon ! tu es encore bien jeune pour décider de ton avenir ! Il te faut apprendre encore tant de choses ! Apprends bien tes leçons à l’école puis parcours le vaste monde et tu pourras t’approcher des étoiles ! »

Ki N’dodo lève les yeux vers Ki Sétou et, le regardant très fort, découvre au fond des prunelles du grand chef deux étoiles de bronze scintillantes… et ne sait quoi répondre.

Le grand Ki Sétou devine que Ki N’dodo ne lui a pas confié tous ses soucis mais n’insiste pas et au moment de le quitter, lui tend simplement la main ouverte pour lui donner …

 (Lundi 8 décembre 2014)

Epuisé par toutes ces questions, Ki N’dodo décide de s’arrêter en chemin sur un banc de sable tiède et de partir loin, très loin dans le ciel bleu, deviner où se cachent de jour les étoiles du soir…

Mais c’était sans compter sans ses frères Ki Atoubon et Ki Riankor de retour d’une cueillette de dattes avec leur âne trébuchant sous le poids des paniers remplis des beaux régimes bruns. « Hi, hi, hi, s’esclaffe Ki Riankor tu as les yeux tout bleus d’avoir trop regardé le ciel ! ». « Pfffff compatit l’aîné, Ki Atoubon, tu préféreras donc toujours contempler ton azur plutôt que nous aider dans nos travaux ? »

Ki N’dodo se sent penaud : il aimerait bien faire quelque chose mais il ne sait jamais quoi faire. Et puis, il est trop petit encore pour faire les mêmes tâches que ses deux grands frères. Et puis il oublie tout quand il plonge dans l’infini du ciel. Et puis, il passe tant de temps la nuit à regarder les étoiles sans dormir qu’il est toujours fatigué dans la journée. Et puis… Et puis… oui ! C’est ainsi, il a la tête dans les étoiles et ne sait pas en sortir. Ses deux frères ironisent : « Ce n’est pourtant pas ainsi que tu pourras manger et vivre plus tard… ! »

Ki N’dodo, baisse la tête et rentre avec eux à la maison pour les aider à vider les paniers de dattes mais il n’est pas heureux pour autant…

… il sent pourtant la chaleur du tout petit livre dans le fond de sa poche, le touche du bout des doigts et voit les deux belles étoiles de bronze au fond des yeux du grand Ki Sétou : « Il te faut apprendre encore tant de choses ! ». Ki N’dodo sourit : « Alors j’apprendrai ! »

( Mardi 9 décembre 2014)

Mais la journée se termine et la nuit arrive, recouvrant Kiéou de son beau manteau étoilé. Ki N’dodo n’a bien sûr pas encore envie de dormir et prend sa couverture pour aller s’allonger sous ses étoiles chéries. Au passage, il sent de doux effluves de jasmin : sa grande sœur Ki Senbon va sans doute se promener avec son amoureux…

Ki N’dodo choisit avec son soin sa butte de sable tiède, qu’il creuse délicatement pour être confortablement installé. Il s’allonge sur sa couverture et lève les yeux vers l’immensité de velours et se perd dans ses chères étoiles. Il les aime tant. Il voudrait tant jouer avec elles comme avec autant de brillantes amies… ce serait si bon qu’elles viennent sur lui  comme un beau manteau d’or… il serait comme un roi…

Et soudain, il se rappelle les paroles de Ki Fémal,  qui prétendait savoir comment réaliser son rêve et le rendez-vous ce soir au puits noir. Le puits noir !  La seule évocation du lieu le fait frissonner : pourquoi ses parents interdisent-ils d’y aller ? Est-ce vraiment si dangereux ?  Après tout, Ki Fémal y va souvent et reste bien en vie… Et  Ki Fémal connaît le moyen de réaliser son rêve… Ki N’dodo imagine alors ses amies scintillantes descendre doucement vers lui et se poser une à une sur sa tête, ses épaules, ses bras, son corps tout entier… et il rayonne de mille feux…

Après tout, Ki Sétou lui a bien dit qu’il avait tant de choses à apprendre : il  commencera donc par découvrir le mystère qui entoure le puits noir. Et puis, il a le grand-petit livre dans sa poche et même s’il ne l’a pas encore ouvert pour le lire, il sait que lorsqu’il le tient dans sa main, il voit les yeux rassurants du grand chef… Prenant son courage à deux mains, Ki N’dodo se lève, replie sa couverture et part en direction du puits noir…

(Mercredi 10  décembre 2014)

Curieusement, même s’il a la « tête dans les étoiles » Ki N’dodo  est courageux et futé. Il est vrai qu’il a le sens de l’observation, lui qui suit le mouvement des étoiles dans le ciel chaque nuit et qu’il ne craint pas de partir loin, très loin dans l’immensité céleste et noire. Mais il lui est bien nécessaire de faire appel à tout son courage pour avancer jusqu’au puits noir, tout au bout du dernier pavé de la dernière route  à la dernière limite du pays de Kiéou.  Chaque pas l’éloigne de sa maison et de sa butte de sable clair sous les étoiles pour l’entraîner vers des ombres de plus en plus nombreuses. Peu à peu, les étoiles disparaissent du ciel qui devient noir d’encre et Ki N’dodo se demande s’il pourra aller jusqu’au puits noir sans embûche. Voilà pourquoi les parents interdisent ce lieu !

Ki N’dodo serre fort son petit livre au fond de sa poche et voit les yeux de Ki Sétou , comme deux étoiles de bronze, un peu sévères ce soir : « Il te faut apprendre encore tant de choses ! » … mais lesquelles ? Le puits noir est-il le bon lieu pour apprendre de nouvelles choses ? Pourquoi n’en a-t-il pas parlé à ses parents ou au grand Ki Sétou ? Peut-être ne reviendra-t-il jamais du puits noir ?

Ki N’dodo hésite à continuer, craignant de trébucher et de tomber dans l’obscurité sans pouvoir se relever.  Et ce ciel sans étoile est si inquiétant !  Ki N’dodo peut supporter les railleries sur « sa tête dans les étoiles », il peut se lancer sans peur dans l’infini du ciel parmi les étoiles, mais ce lieu où toutes les étoiles ont disparu est trop angoissant…

Il décide de retourner sur ses pas  quand il entend soudain un susurrement à côté de lui …

(Jeudi 11  décembre 2014)

« Ssstop ! ». Ki N’dodo sent un frisson lui parcourir le dos… A-t-il bien eu raison de se lancer sur ce chemin sans lumière et sans étoile ? « Sssalut ! C’est ici ! » … et Ki N’dodo reconnaît la voix de Ki Fémal étrangement déformée dans la nuit : il était donc bien arrivé au fameux puits noir et un deuxième frisson le traverse. « Ccc’est bien Ki N’dodo ! Si tu as eu le cran de venir jusqu’ici, tu pourras suivre le sentier vers ton rêve si ambitieux ! » . « Je pourrais vraiment voir les étoiles descendre sur mes épaules ? » murmure Ki N’dodo tout intimidé ? « Sssûr ! Mais il faudra me suivre sans poser de question ! ».

 « D’accord, d’accord ! »  répond Ki N’dodo qui frémit déjà en imaginant les étoiles sur ses épaules, oubliant le doux parfum de Ki Senbon, sa grande sœur coquette  les rires de Ki Riankor, son frère toujours joyeux , les conseils de Ki Atoubon, son grand frère modèle  la perfection de Ki N’Sépa, sa sœur indécise , les babillements de Ki Essibel, sa jolie petite sœur, le tonus de Ki Vafor, son papa très en forme et les tendres câlins de Ki Doudou, sa maman toute douce…

Plus rien n’existe que son rêve et Ki N’dodo serre encore son petit livre au fond de sa poche : les deux yeux de bronze de Ki Sétou éclaire alors la nuit et Ki N’dodo croit entendre sa voix grave le prévenir que Ki Fémal n’est pas un garçon sérieux et qu’il ferait mieux de suivre ses conseils : « Il te faut apprendre encore tant de choses ! Apprends bien tes leçons à l’école puis parcours le vaste monde et tu pourras t’approcher des étoiles ! ».

« Ccc’est bon ? Tu me suis ? C’est tout de suite ou jamais !». L’ordre de Ki Fémal tombe, sèchement. Ki N’dodo hésite encore un peu puis se dit qu’après tout, tout le monde dort à la maison et qu’il a bien le temps de suivre Ki Fémal pour cette nuit seulement.

Il avance à tâtons la main dans la nuit et se sent brusquement attrapé et tiré en avant dans le noir…

(vendredi 12  décembre 2014)

C’est la main de Ki Fémal, sèche et dure, qui l’entraîne ainsi jusqu’à un muret. « Ccc’est la margelle du puits noir, Ki N’dodo,  c’est ici le départ pour la réalisation de ton rêve. Mais avant, il faut que tu me donnes un gage de ta confiance. As-tu de l’argent ? ».  « Non, non, je n’ai rien : je ne suis qu’un enfant… » « Alors, c’en est fini de ton rêve… ». « Attends, attends, je veux vraiment le réaliser : je peux te donner ce petit livre ».

Il fouille au fond de sa poche et tend dans l’obscurité le cadeau de Ki Sétou vers la main de Ki Fémal qui le saisit promptement. Ki N’dodo voit dans la nuit, deux petites étoiles de bronze réduites à un trait : c’est le regard courroucé du grand sage. « Comment peux-tu donner mon cadeau ainsi à ce vaurien de Ki Fémal ? N’as-tu pas honte ? Tu n’es pas digne de ma confiance…. ». Et Ki N’dodo baisse la tête dans le noir, honteux.

Mais Ki Fémal  a soupesé le don de Ki N’dodo et réagit vivement : « Il est minuscule ton livre ! Que veux-tu que j’en fasse ? C’est un gage trop petit ! Je n’en veux pas. Au revoir ! ». Ki N’dodo reprend aussitôt son petit livre, soulagé de n’avoir pas eu à donner un cadeau reçu mais fort inquiet quant à la réalisation de son rêve.  Vite, vite, trouver un autre gage… Découragé, il hausse les épaules lorsqu’il sent glisser quelque chose sur son bras : sa couverture ! Sa chère couverture de laine tissée, compagne de ses contemplations du ciel sur le sable tiède…

Ki N’dodo retient vite Ki Fémal : « J’ai un autre gage à te donner que tu pourras aisément revendre : ma couverture ! » et il la lance dans sa direction.  Ki Fémal l’attrape au vol : le lainage est doux, moelleux et résistant,  de très bonne qualité ; il est très grand et Ki Fémal imagine déjà  le profit qu’il pourra en tirer. « Cccc’est bon ! Je prends ! Voici en échange, quatre petits sacs à accrocher à ta ceinture : ils te seront utiles pour notre voyage ». « Un voyage ? Il ne sera pas trop long ? Je dois être rentré à la maison demain matin, moi ! » « Sssilence ! J’ai dit : pas de question ! Allons-y, vite ! ».

Et dans le même temps, Ki Fémal pousse lestement  Ki N’dodo par-dessus la margelle du puits noir…

 (samedi 13  décembre 2014)

Ki N’dodo se sent basculer et tomber, tomber, tomber… Il fait noir, si noir … Il sent les parois humides et gluantes du puits frotter ses bras et se jambes nues… Aucun autre bruit que le léger sifflement de l’air. La peur lui noue le ventre. Où va-t-il ? Est-il seul ? Où est Ki Fémal ? Il crie : « Ki Fémal !  Qu’as-tu fait ? » - « Pas de question, j’ai dit ! Laisse-toi glisser et ouvre ton premier petit sac  » répond son étrange camarade qui semble l’accompagner dans sa chute folle.

Ki N’dodo, bien peu rassuré, obtempère et dénoue vite le lacet de son premier petit sac, espérant y trouver un secours. Mais le petit sac ne contient ni parachute, ni corde, ni aucun élément solide : rien ! Il se sent perdu. Avant même qu’il n’ait eu le temps de comprendre, il ressent soudain sur le dos une grande claque : plouf ! Il plonge dans l’eau !  Aucun doute, il a atteint le fond du puits et son eau sinistre ! «Je suis perdu, se dit-il, je vais me noyer et personne ne viendra me chercher au fond du puits noir puisque personne ne sait que je suis venu en ce lieu interdit ! »

« Ouvre donc les yeux, nigaud, lui crie alors  Ki Fémal : tu viens d’arriver en un lieu où ton rêve se réalisera ! ». 

Est-ce bien possible ? Aussi vite ? Craintivement, Ki N’dodo  desserre ses paupières, l’une après l’autre, écarte ses longs cils, entrouvre les yeux, un peu, puis plus, ose un regard en biais, puis droit devant, il tourne la tête pour voir un peu plus encore, regarde encore ici et là et garde  finalement les yeux grands ouverts, tout écarquillés devant le spectacle qui s’offre à lui ! 

( dimanche 14 décembre 2014)

Ki N’dodo baignait dans l’eau … mais pas dans l’eau morte du puits noir. Non, dans une belle eau mordorée et délicieusement salée. Dans une eau tiède aux mouvements lents et balancés qui entrainaient Ki N’dodo comme une douce valse. La lumière semblait venir de haut, très haut ; elle était atténuée mais éclairait suffisamment toute une vie merveilleuse.

Il y avait des algues de toutes sortes et de toutes les couleurs qui venaient caresser la peau de Ki N’dodo. Il y avait des rochers moussus et des massifs de coraux aux vives couleurs. Et dans ce magnifique décor, passaient ici et là, en ondulant voluptueusement, mille et mille poissons de toutes sortes qui venaient se présenter un à un, lui racontant qui ils étaient et comment ils vivaient au fond de cette mer, si loin de la maison de Ki N’dodo.

« Ki Fémal, quel miracle ! Les poissons me parlent et je les comprends ! » « Eh oui, c’est la magie du petit sac ! Et tu n’es pas au bout de ton étonnement : ton rêve va se réaliser ! Il suffit que tu le veuilles suffisamment fort… ! »

Ki N’dodo s’étonne : mais je ne vois pas le ciel ? Comment les étoiles pourraient-elles descendre sur mes épaules ? » Ki Fémal ricane : « Pas de question, j’ai dit ! Emet ton vœu ! » Ki N’dodo obéit et dit doucement : « Je souhaite que les étoiles viennent sur mes épaules… » . A peine avait-il prononcé sa phrase que des ombres innombrables surgissent au-dessus de lui, planant dans les reflets moirés de l’océan, avant de se poser une à une sur ses épaules …

 (lundi 15 décembre 2014)

Ki N’dodo se met à rire, chatouillé par toutes ces petites caresses… son rêve se réalisait-il enfin ? Il tend le bras pur voir ses chères étoiles et découvre, ô stupeur ! Des êtres marrons et grumeleux, à la fois raides et mous,  doux et râpeux : ce ne sont pas des astres célestes… ce sont des étoiles de mer ! Ki N’dodo est déçu,  très déçu.

La joyeuse compagnie des étoiles de mer ne sait comment le consoler et, se tenant les unes aux autres par la pointes de leurs petites branches, l’entourent d’une ronde endiablée : «Nous sommes tes étoiles, nous sommes tes étoiles ! ». Ki N’dodo leur adresse un triste sourire pour les remercier du beau spectacle quand soudain, tous les poissons l’enveloppent dans un banc serré et l’entraînent au fond d’une caverne : le requin ennemi vient patrouiller dans les parages, sinistre ombre noire.

Au fond de la caverne Ki N’dodo retrouve Ki Fémal, en train de récolter des perles précieuses.

Il libère alors toute sa colère : « Ki Fémal, tu es un traître !  Je n’ai pas pu réaliser mon rêve ! ». Ki Fémal ricane, les poches pleines. « Allons, allons Ki N’dodo ! N’as-tu pas vu venir sur tes épaules des étoiles ? » « Mais ce ne se ne sont pas les étoiles du ciel ! Tu ne m’as emmené au fond de la mer que pour ton intérêt ! Je veux réaliser mon rêve ! » « Tu dramatises bien les choses ! Sans moi et sans ce petit passage au fond de l’océan, tu n’aurais jamais connu tout ce monde merveilleux : n’as-tu pas appris bien des choses ici ? » « Oui, oui, mais ce n’est pas mon but : tu m’avais promis de réaliser mon rêve et je t’ai donné ma belle couverture en gage, non ? »

Ki Fémal ricane de plus belle : « Eh bien, monsieur l’impatient : quittons ces lieux sur le champ ! Ouvre donc ton deuxième petit sac ! »

Ne voyant pas d’autre issue, Ki N’dodo détache de sa ceinture son deuxième petit sac et l’ouvre

(mardi 16 décembre 2014)

Tout comme le premier sac, le deuxième était vide mais : ô surprise ! Ki N’dodo et Ki Fémal se retrouvent soudain sur la terre ferme, au milieu d’un grand champ où  toute une équipe de personnages très sérieux va et vient entre des camions et des structures bizarres.

Ki N’dodo est très intrigué. Sachant que Ki Fémal ne répondra à aucune de ses questions malgré son assurance permanente, notre héros s’approche de l’équipe pour voir ce qui suscite chez eux une telle animation. Il soulève les cordes qui entourent le champ et entre. Tout à coup, un membre de l’équipe l’interpelle : « Holà ! Toi là-bas ! Tu n’as rien à faire ici ! N’as-tu pas vu qu’il est interdit de pénétrer sur ce terrain ? » « Mais Monsieur, répond très poliment Ki N’dodo, je l’ignorais. Je vous prie de m’excuser mais je suis à la recherche d’une pluie d’étoiles. Il parait que je peux en trouver ici… ? ».

Le grand personnage très sérieux regarde les yeux candides de Ki N’dodo et se met à sourire : « Ah, mon garçon !  Pour ça oui ! Tu pourras en trouver des pluies d’étoiles ici…  Veux-tu savoir comment ? » Ki N’dodo n’en croit pas ses oreilles : « oh, oui, vraiment, j’aimerais le savoir ! ». « Eh bien, viens avec moi mais fais très attention à ne pas marcher n’importe où : cela peut être très dangereux… » Et voilà Ki N’dodo parti avec son nouvel ami, tout fier de lui expliquer tout le matériel très bizarre que l’équipe installe dans le champ : « ici : une spirale, ici : une chandelle, ici : un bouquet, ici : une fontaine (Ki N’dodo, sourit, rêveur), ici une bombe, ici : un volcan (Ki N’dodo frissonne, un peu inquiet) ici : un soleil, ici : des  étoiles… » A ce mot, Ki N’Dodo explose de joie : « Des étoiles ! Mais, mais je ne vois rien d’autre qu’un tube et des fils ! » « C’est normal, mon garçon : c’est le dispositif qui permettra aux étoiles d’apparaître ce soir ! » Et le grand personnage très sérieux lui explique tout le fonctionnement de l’appareil. Ki N’dodo reste muet d’étonnement et plein d’impatience d’assister le soir même à la pluie d’étoiles … son rêve se réalisera-t-il donc ?

Le soir venu, Ki N’dodo prend place sur un banc désigné par le grand personnage très sérieux et, en attendant l’arrivée de la nuit noire, se tapote doucement les épaules pour se tenir chaud et peut-être bien pour les préparer à recevoir la pluie d’étoiles…

Soudain un grand sifflement déchire l’air suivi d’une détonation puis d’un éclat de lumière blanche dans le ciel. Ki N’dodo, surpris, sursaute. A peine le silence revenu, d’autres détonations, plus puissantes et plus nombreuses lui font bondir le cœur en tous sens : des milliers et des milliers d’étoiles de toutes les couleurs jaillissent et retombent vers lui … mais n’arrivent jamais jusque sur ses épaules ! Le spectacle est magnifique  mais son rêve, son beau rêve de voir les étoiles du ciel se poser sur ses épaules ne se réalisera pas encore ce soir !

Ki N’dodo, après avoir bien remercié le grand personnage très sérieux pour la beauté du spectacle, se met à la recherche de Ki Fémal et le trouve derrière un bosquet en train de faire des paris avec quelques gogos de passage. « Ki Fémal ! Les étoiles ne se sont toujours pas posées sur mes épaules ! » « Bien sûr, petit nigaud : il s’agissait d’un feu d’artifice ! C’est comme des étoiles et tellement plus coloré, non ? » « Non, non, non ce n’est pas mon rêve : ce sont les vraies étoiles que je veux voir venir sur mes épaules ! ». Ki Fémal, qui commençait à perdre son dernier pari, prit son petit camarade par les épaules  et lui dit : « Tu as raison, allons ailleurs chercher ton rêve : ouvre le troisième petit sac ! ».

(Mercredi 17  décembre 2014)

Ki N’dodo ouvre donc son troisième petit sac, aussi vide que les deux premiers, émet son vœu avec ardeur et … se retrouve sous une tente qui ne ressemble en rien à celles qu’il avait pu voir à Kiéou. Pas de coussins, pas de draperies aux couleurs chatoyantes, pas de tapis, mais de la toile kaki, un tapis de sol en plastique et une grande table sur tréteaux ! Où la magie de Ki Fémal l’a-t-il encore emmené ? Voyant le regard sceptique de son camarade, Ki Fémal fait le fier : « Ici, je t’assure tu pourras avoir des étoiles sur les épaules ! Mais je te  laisse un moment car j’ai des affaires importantes à réaliser ici ! » Il soulève un pan de la toile et s’éclipse aussitôt.

Ki N’dodo est encore tout abasourdi quand entrent à grandes enjambées quatre hommes bottés et armés et parlant haut et fort. Effrayé, Ki N’dodo cherche où se cacher mais les quatre hommes l’ont déjà vu. « Ha-ha, mon gaillard ! Que fais-tu donc là ? Tu es bien jeune pour venir t’entraîner avec nous ! » Ki N’dodo bredouille alors « Je suis là par hasard : c’est le petit sac qui m’a emmené ici pour réaliser mon vœu le plus cher… » « Et quel est ce vœu si important, mon gaillard ? » « Je … je … je voudrais avoir des étoiles sur mes épaules ! »

Les quatre hommes s’esclaffent bruyamment. « Ha, ha, ha ! Ton petit sac ne t’a pas trompé : il est bien possible d’avoir des étoiles sur les épaules ici ! Ha, ha, ha ! » Ki N’dodo ne sait ce qu’il doit penser et timidement se risque à demander : « Et vous, vous, vous avez eu des étoiles sur les épaules ? » . Les quatre hommes rient de plus belle : « Ah ça oui, mon gaillard ! Nous avons reçu des étoiles sur nos épaules ! » « Et que faut-il faire  pour recevoir les étoiles sur ses épaules ? » Attendris par sa naïve insistance, les hommes lui répondent « Si tu le veux vraiment très fort, malgré ton jeune âge, nous allons t’apprendre ce qu’il faut faire pour recevoir des étoiles sur ses épaules… Viens par ici… »

(Jeudi 18  décembre 2014)

Ki N’dodo suit les quatre hommes soudain bien sérieux dans un grand bâtiment où il reçoit tout un paquetage avec tenue et équipement du parfait soldat… en petite taille ! Commence alors un entraînement intensif : Ki N’dodo est emmené sur un terrain où il doit grimper à la corde, sauter des obstacles, ramper dans la boue. « Tout ceci est-il bien nécessaire ? » « Ah, mon gaillard, si tu veux être digne d’avoir des étoiles sur les épaules, tu dois t’y soumettre : nous aussi l’avons fait avant toi ! »

Notre Ki N’dodo  se prend au jeu, s’entraîne, et s’entraîne, et s’entraîne encore pendant des jours et des nuits dans cette terre épaisse qu’il n’avait jamais rencontrée dans son pays. L’observant de loin, les quatre hommes sont stupéfaits de voir comment il s’adapte et réussit son entraînement et décident de le conduire dans des salles de cours où on lui enseigne toutes les matières scientifiques et techniques nécessaires à la stratégie militaire. Là encore notre Ki N’dodo fait preuve de dons exceptionnels pour son âge.

Au bout d’un long, très long temps, les quatre hommes l’interrogent : « Comment  donc as-tu pu résister ainsi et apprendre aussi vite ? » Et Ki N’dodo répond tout naturellement : « Mais c’est parce que je veux réaliser mon rêve de voir des étoiles sur mes épaules ! » Les hommes sourient alors mystérieusement et l’un d’entre eux ouvre une armoire, décroche une veste et la pose sur les épaules de Ki N’dodo : « Ton vœu se réalise, Ki N’dodo, tu le mérites bien : vois, tu as maintenant des étoiles sur les épaules ! ».

Ki N’dodo, perplexe, se dirige vers un miroir et regarde la veste. Sur les épaulettes sont cousues quatre belles étoiles dorées. A voir le regard ému des quatre hommes c’est un très grand honneur mais … Ki N’dodo est horriblement déçu : ce ne sont pas les étoiles du ciel !  Avoir fait autant d’efforts dans la terre et la boue pour ces petites broches… Très triste, il rend la belle veste aux quatre hommes et s’en va, à la recherche de Ki Fémal .

Mais Ki Fémal n’est nulle part : l’entraînement de Ki N’dodo a duré trop longtemps et les activités douteuses de son camarade au milieu des armes ont éveillé l’attention des gardes qui l’ont renvoyé hors du camp d’entraînement.

Ki N’dodo est seul ! Tout seul loin de son beau pays de Kiéou ! Que va-t-il devenir ??

(Vendredi 19  décembre 2014)

Ki N’dodo tâte alors sa ceinture et retrouve le dernier petit sac donné par Ki Fémal.  Est-il bien raisonnable de l’ouvrir ? Le premier l’a conduit dans les eaux de la mer, le deuxième sous les feux d’artifice et le troisième dans la terre du centre  militaire : où le quatrième petit sac peut-il l’emmener ? Le ramènerait-il chez lui, à Kiéou ? Ou au milieu des vraies étoiles ?  Ki N’dodo décide de tenter sa chance et ouvre le dernier sac en énonçant, pour la quatrième fois son vœu : « je voudrais voir les étoiles du ciel se poser sur mes épaules ! »…

… Et hop ! le voilà transporté … en pleine forêt, en haut d’une montagne ! L’air est léger, si léger et si parfumé par les résines des arbres : Ki N’dodo le respire goulument. Mais la forêt est très sombre et il fait très froid. Ki N’dodo frissonne et regrette la couverture donnée en gage à Ki Fémal et le bon équipement militaire qui l’avaient protégé avant. Il ne peut même plus se plaindre auprès de  Ki Fémal  et il commence à se souvenir avec regret de son village, de sa maison, de  ses amis, de sa famille, même s’il se sentait toujours tourné en dérision parce qu’il « avait la tête dans les étoiles »…  Ah ! Comme il aimerait retrouver le tonus de son papa Ki Vafor, la douceur de sa maman Ki Doudou, le bon exemple de son grand frère Ki Atoubon, le parfum de sa sœur Ki Senbon, les plaisanteries de son frère Ki Riankor, les questions de sa sœur  Ki N’Sépa, et les babillements de sa petite sœur Ki Essibel !

Pour avoir moins froid et, peut-être, pour ne pas pleurer, il serre ses poings dans ses poches et retrouve le petit livre que lui avait donné le grand Ki Sétou. Il ne l’a toujours pas ouvert mais en le serrant dans main, il se souvient du grand rire jovial de Ki Sétou  et de ses paroles : « Il te faut apprendre encore tant de choses ! Apprends bien tes leçons à l’école puis parcours le vaste monde et tu pourras t’approcher des étoiles ! », « Dans ce livre tu trouveras des images  et tu trouveras des messages : si tu te perds un jour, il te dira où est le chemin… ». Et dans la forêt obscure, il se souvient des deux grandes étoiles de bronze de Ki Fétou , brillant au milieu de son visage et posées avec bienveillance sur lui.

« Ah !  Que dirait le grand Ki Fétou de tout ce qui m’arrive ? Pourquoi ne lui ai-je pas confié mon rêve plutôt qu’à Ki Fémal ? Il ne m’aurait pas abandonné ainsi en un lieu inconnu ! Comme les conseils de Ki Fétou me manquent ! Comme j’aimerais lui poser maintenant des questions ! Comme j’aimerais qu’il soit avec moi maintenant ! »

(samedi 20  décembre 2014)

Ki N’dodo est encore perdu dans sa songerie, seul au fond de la grande forêt sombre quand surgit tout à coup une grande silhouette. Deux yeux brillent dans la nuit, tels deux étoiles de bronze : Ki Sétou ! Ki N’dodo se frotte les yeux, incrédule et bégaie : « Ki, Ki Sétou ? Grand Ki Sétou est-ce toi ? Comment es-tu venu ici ? » « Allons, allons, jeune homme ! Comme tu le sais, je peux être en plusieurs lieux à la fois pour aider ceux qui sont dans l’embarras ! Il me semble que tu es bien malheureux, tout seul ici … Pour commencer, voici une couverture bien chaude pour te protéger du froid et un sac avec des provisions. Raconte-moi un peu comment tu es arrivé sur cette montagne. A Kiéou, tout le monde s’inquiète pour toi et craint même que tu ne sois mort car voilà bien longtemps que tues parti sans donner aucune nouvelle…»

Aussitôt pelotonné dans la couverture douillette, Ki N’dodo répond : « Oh, merci grand Ki Sétou ! Comme je regrette d’avoir ainsi quitté ma famille et mes amis ! J’ai suivi sottement Ki Fémal qui m’avait promis de réaliser une nuit le rêve qui me tenait tant à cœur … » « Et quel rêve donc est si important pour toi,  Ki N’dodo ? » Dans l’obscurité, Ki N’dodo rougit : «  Je, je, enfin, j’aimerais voir un jour les étoiles que j’aime tant descendre sur mes épaules… » En prononçant cette phrase Ki N’dodo n’est plus très sûr que ce rêve soit si important pour lui : il aimerait tant maintenant retourner à Kiéou au milieu des siens… Il poursuit : « Ki Fémal m’avait assuré  qu’il savait comment faire grâce à quatre petits sacs mais le premier nous a emmenés au fond des eaux de l’océan, le second sous les feux d’artifice, le troisième dans la terre d’un camp militaire où Ki Fémal m’a abandonné et le quatrième vient de m’amener ici, à l’air pur mais bien loin de mes étoiles ! ».

Ki Sétou part de son grand rire jovial : « Allons, allons, jeune homme ! Tes étoiles ne sont pas si loin, sais-tu ? Regarde là-bas, au bout de ce petit sentier : on devine une lueur. C’est la fin de la forêt. Prends ce chemin et tu retrouveras tes étoiles. Mais ce qu’il faut savoir, Ki N’dodo, c’est que ton rêve n’est que poésie et que jamais les étoiles ne viendront un jour se poser sur tes épaules. Ce serait même trop dangereux ! » Et Ki Sétou, raconte à notre héros comment sont constituées les étoiles, leur place dans le ciel,  et quels ravages peuvent faire les météorites quand elles viennent tomber sur terre.  Ki N’dodo écoute, passionné, un peu triste d’accepter que son rêve ne puisse un jour devenir réalité mais si heureux d’apprendre tant de choses sur ses chères étoiles.

«Ne sois pas triste : tu as déjà appris beaucoup de chose en traversant les quatre éléments : eau, feu, terre et maintenant air : tu en sais déjà plus que les jeunes de ton âge.  Mais il faut maintenant que tu reviennes à Kiéou. Je viens de t’enseigner la position des étoiles dans le ciel : fies-toi à elles pour retrouver ton chemin. Et pour le reste, as-tu gardé le livre que je t’ai donné autrefois ?»  Ki N’dodo rougit encore dans la nuit. « Euh, oui, je l’ai toujours au fond de ma poche… mais dans toutes mes aventures, je n’ai pas eu le temps de l’ouvrir… » « Ou pas l’envie de lire ? » Et le beau rire de Ki Sétou emplit de nouveau la forêt et le cœur de Ki N’dodo. « Eh bien jeune homme, quand tu te poseras des questions sur le chemin du retour, ouvre ton livre : il t’apprendra bien des choses encore… Reviens vite : nous t’attendons tous ! » Il rit encore une fois si fort que Ki N’dodo se sent transporté de bonheur pour longtemps, et longtemps encore et soudain…

(Dimanche 21  décembre 2014)

… le rire disparaît et avec lui les deux belles étoiles de bronze qui éclairaient l’obscurité de la forêt : le grand Ki Sétou avait disparu !

Mais, tout habité encore par le grand rire de Ki Sétou, et réchauffé par la merveilleuse couverture, Ki N’dodo  se sent empli de force et de confiance : plus besoin de petits sacs pour aller plus loin, plus besoin d’attendre que les étoiles ne viennent sur ses épaules ! Il sait ce qu’il doit faire maintenant : retourner chez lui en suivant la carte des astres ! Pour commencer, il décide de se restaurer et ouvre le sac donné par Ki Sétou, plein des mets délicieux qu’il aimait tant déguster à Kiéou. Ragaillardi, Ki N’dodo se lève et prend le petit sentier en direction de la vague lueur qui éclaire le fond de la forêt.

Arrivé au bout du chemin, Ki N’dodo reste muet de stupeur : un spectacle merveilleux s’offre à lui !  La forêt fait place à des grandes prairies, argentées par le givre sous la lueur de la lune et des étoiles. Du haut de sa montagne, Ki N’dodo domine tout le pays, et plus loin encore : là-bas, là-bas et encore là-bas est le pays de Kiéou et son village, et sa maison, et sa famille et ses amis… Dès demain, il prendra son sac et sa couverture et partira vers ce qui est devenu son rêve le plus cher et tout à fait réalisable : rentrer chez lui…

Avant tout, il s’agit de repérer sa position pour préparer sa route. Ki N’dodo, bien enveloppé au chaud dans sa couverture, s’allonge sur un rocher et plonge son regard dans l’immensité du ciel et les étoiles que maintenant il peut nommer une à une … Castor, Pollux, Sirius, An-ta-rèsssss …ssss… zzzz…Ki N’dodo s’est endormi !

Alors qu’il dort d’un profond sommeil, paisible et bienheureux, Ki N’dodo ressent une bien étrange sensation.

 (Lundi 22  décembre 2014)

C’était comme une petite caresse, ou plutôt, de petites caresses, ou de délicats picotements. Partout, sur son visage, sur ses épaules… Ki N’dodo frissonne légèrement sous sa couverture et ouvre doucement les paupières. Il ne fait plus nuit mais le ciel est gris, très gris et, tombant du ciel, une à une, légères et blanches, de petites étoiles scintillantes viennent se poser sur lui, sur son visage, sur ses épaules ! Mal réveillé, Ki N’dodo explose de joie : son vœu s’est réalisé ! Les étoiles descendent sur lui ! Son rêve n’était que poésie mais la poésie vient de rejoindre la réalité : les étoiles viennent à lui…

Vous l’avez deviné : ces jolies étoiles scintillantes, légères et blanches peu à peu deviennent un beau tapis blanc : la neige ! Ki N’dodo qui n’avait jamais vu de neige, se réveille tout à fait et contemple la féérie blanche qui s’offre à lui. Non, non, ce ne sont pas ses chères étoiles, il le sait bien,  mais tout est si beau ! Il se lève, secoue sa couverture, son sac et se lance dans une danse un peu folle à travers les arbres et les rochers, criant de joie à l’écho qui lui répond : « You-ou-ou-ouh… » « You-ou-ou-ouh… ».

Et il tournoie, il tournoie, il tournoie encore, tout grisé de joie, jusqu’à ce qu’il arrive ce qui devait arriver : il glisse sur un rocher, culbute sur un talus de neige glacée et glisse, glisse, glisse …

(Mardi 23  décembre 2014)

Ki N’dodo glisse jusqu’au bas de la montagne et aboutit sur une tendre banquette d’herbe mouillée ! Ici, il n’ya plus de neige et le ciel est tout clair et radieux, avec une dernière étoile un  peu pâle qui brille encore, très loin, juste en direction de son pays, de Kiéou.

Ki N’dodo rassemble ses esprits, range sa couverture dans son sac et s’apprête à partir quand il sent le petit livre au fond de sa poche. Il le sort et décide, enfin, de l’ouvrir, au hasard et il tombe sur une belle histoire où une étoile montre le chemin. Tout comme cette belle étoile toute légère devant lui ! Eh bien ! Elle sera sa bonne étoile à lui, Ki N’dodo !

Et il prend le chemin du retour, le si long chemin du retour. Mais qu’importe Ki N’dodo est courageux et garde en lui la chaleur du bon rire de Ki Sétou, le merveilleux spectacle des étoiles de neige descendant sur lui et l’idée que son étoile l’accompagnera.

Le chemin est si long que notre héros doit traverser de nombreuses contrées inconnues. Dans chacune d’entre elles, il rencontre des personnes nouvelles et étonnantes qui lui apprennent tant et tant de choses, grandes et petites : ici le métier de boulanger, là les techniques d’impression, plus loin, la peinture, le tissage, la pêche, la vie des abeilles et le goût du miel, la construction, la musique, la philosophie et les religions du monde,  la danse, la culture des fleurs et la beauté des bouquets, le nettoyage, l’enseignement, et même l’art de diriger un pays … Peu à peu, le goût de lire vient à Ki N’dodo qui, timidement d’abord, puis avec assurance et plaisir, plonge chaque jour sa main au fond de sa poche pour extraire le petit livre de Ki Sétou et le lire, découvrant les réponses à ses questions.

Chaque soir Ki N’dodo consulte longuement la grande carte du ciel pour vérifier son chemin et chaque matin, il retrouve sa petite étoile, toujours lointaine.

Puis, un beau matin, l’étoile apparaît,  plus proche et plus brillante qu’avant : il arrive à Kiéou !

Le cœur de Ki N’dodo bondit de joie ! Il court vers le village et la maison de ses parents, impatient de retrouver Ki Vafor, son papa très en forme, Ki Doudou, sa maman toute douce, Ki Atoubon, son grand frère modèle, Ki Senbon, sa grande sœur coquette, Ki Riankor, son frère toujours joyeux, Ki N’Sépa, sa sœur indécise et Ki Essibel, sa jolie toute petite sœur. Mais la maison, habituellement si bruyante est toute silencieuse. 

(Jeudi 24  décembre 2014)

Ki N’dodo, inquiet, entre et trouve une jeune femme installant confortablement deux vieillards dans leurs fauteuils.

Interloqué, il demande à la jeune femme où est passée la grande famille qui habitait là. Elle lui adresse un joli sourire et lui raconte comment Ki Atoubon a bien réussi dans la vie et a créé son entreprise un peu plus loin dans le village, Ki Senbon s’est mariée et a deux enfants, Ki Riankor anime les fêtes du théâtre, Ki N’Sépa après avoir longtemps hésité a choisi le métier d’enseignante et habite à l’école. « Et mes parents ? Et Ki Essibel, mon joli petit bébé de sœur ? » La jeune femme lui sourit à nouveau : « Mais nous sommes là, Ki N’dodo ! Papa et Maman sont maintenant bien fatigués et ont cessé de travailler ; quant à moi, Ki Essibel, je suis restée avec eux pour veiller sur eux ! Nous t’attendions patiemment car le grand Ki Sétou nous a assuré que tu reviendrais un jour.».

Ki N’dodo, confus, se penche aussitôt vers elle et vers ses parents pour les embrasser tendrement : le grand voyage est terminé et son vrai vœu de retrouver sa famille vient de se réaliser ! Mais … il se penche ? Son périple a duré si longtemps qu’il est devenu un homme : « Tu es si grand maintenant ! » lui dit avec admiration Ki Doudou. « Et tu as maintenant la tête bien sur les épaules ! » ajoute Ki Vafor avec un clin d’œil. Et tous les quatre, heureux se mettent à rire.

Tout à coup un grand rire jovial résonne dans la maison. Ki Sétou vient d’entrer : « Eh bien Ki N’dodo te voilà arrivé au bout de tes peines ! » Et Ki N’dodo va vers lui … et doit se pencher à nouveau pour le saluer : il est devenu plus grand que le grand Ki Sétou ! Ki Sétou repart de son beau rire en voyant son étonnement : « Mais oui, Ki N’dodo, moi aussi je vieillis : mes cheveux sont blancs maintenant et mes yeux ne voient plus si bien ! Et toi, tu es un homme maintenant ! Un homme tout nouveau !Mais je t’attendais et je voudrais que tu viennes maintenant avec ta famille et tout le village assister à un évènement important. » Et Ki Sétou disparaît comme il est venu.

Ki Essibel et Ki N’dodo aident leurs parents à se lever et, bras dessus, bras dessous, se rendent sur la place du village où ils retrouvent le reste de la famille et du village avec force embrassades et salutations. Ki N’dodo, sollicité de toutes parts commence à raconter ses aventures lorsqu’apparaît Ki Sétou. Le silence se fait et Ki Sétou intervient : « Je suis maintenant bien vieux et bien fatigué et je sens mes forces faiblirent mais je sais que je peux transmettre mes pouvoirs à l’homme le plus savant qui soit, un homme tout neuf,  qui est passé du rêve à la réalité, qui a traversé maintes tribulations en apprenant encore plus de choses que je n’en connais, et qui a su lire le livre de toutes les sagesses. Ki N’dodo, tu es devenu le plus grand et le plus sage parmi nous désormais.  Je te transmets tous mes pouvoirs : tu seras désormais le grand Ki N’dodo ! ».

Tout le village se réjouit et acclame Ki N’dodo qui remercie, très ému.

Croyez-vous que Ki N’dodo se met à discourir, à rire où à serrer des mains et des mains ?

Non, il se retire tranquillement dans sa chambre, sort de sa poche son petit livre qui contient tant de réponses à ses questions et l’ouvre pour méditer sur son nouveau rôle et la façon dont il pourra, à son tour, aider ceux qui l’entourent. A force d’avoir été lu et relu, le petit livre est devenu un gros, un très gros livre. Dehors, la nuit était venue avec toute ses belles étoiles et tout au loin, une étoile plus brillante. C’était la nuit de Noël, celle où en chaque homme peut renaître un homme nouveau. Ki N’dodo ferme son livre et le titre apparaît : « La Bible ».

***

« Ainsi s’achève l’histoire de Ki N’dodo. » conclut notre femme sans âge du pays de n’importe où. « Il vécut longtemps, dispensant autour de lui l’aide et la bienveillance, apprenant aux uns et autres comment réaliser ses rêves sans perdre pied avec la réalité.  » 

Fin
Notre conte de l'Avent 2014 : Ki N'dodo et les étoiles

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Publié dans L'heure du conte

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Heureux Avent 2014 !

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

Heureux Avent 2014 !
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Demain débutera l'Avent 2014

Publié le

Demain débutera l'Avent 2014

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Demain commencera ce beau temps de l'Avent et nous vous dévoilerons notre programme...
.... patience, patience !
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