Que nous manque-t-il donc pour un vrai Noël ? (Gerhard Ebeling)

Publié le par Autour de Nicole et Pierre

 

Que nous manque-t-il donc pour un vrai Noël , si nous n’avons rien autour de nous de l’éclat des troupes de l’armée céleste, même pas à titre de parabole, l’éclat terrestre de la joie humaine de la fête ?
Et si nous avons, au lieu de cet éclat, la parole que l’ange a dite aux bergers, rien que la parole, et à côté, seulement la nuit sombre et l’étable avec Marie, Joseph et l’enfant emmailloté dans des langes et couché dans une mangeoire ? Et si nous avons de plus dans notre propre vie, souffrance, soucis, obscurité, pauvreté, maladie, solitude et misère, sous toutes les formes et figures possibles ?
Alors, il ne nous manque rien du tout pour un vrai Noël si, à côté de la réalité si sobre de l’étable et de la mangeoire, nous n’avons absolument rien d’autre dans les oreilles que le message : « N’ayez pas peur ! Voici, je vous annonce une grande joie qui se manifestera à tout le peuple, car aujourd’hui dans la ville de David, il nous est né un Sauveur, qui est Christ, le Seigneur. » A la lumière de cette parole, d’un seul coup, étable et mangeoire, et donc toute la misère de notre propre vie, reçoivent un tout autre visage.
(…)
Et nous comprenons enfin que cette joie doit se manifester à tout le peuple. Car elle n’est liée qu’à la seule condition que nous ne devenions pas tristes si les joies de cette vie nous échappent de plus en plus, mais que nous trouvions largement assez de joie dans la paix de Dieu dont Jésus nous fait cadeau. 

Gerhard EBELING, 
Noël dans la sombre année 1944
prédication à Berlin-Hermsdorf le 24 décembre 1944

 

 

Publié dans Beaux textes

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